Formation15 octobre 20264 minPar La rédaction de StéphaneCote.org
Quelle place donner à l’immobilier dans ses investissements ?

Un couple vend un appartement et se demande quoi faire de la somme. Un salarié de 35 ans hésite à acheter. Un retraité possède deux biens et ne veut plus gérer de travaux. Trois situations, une même question : combien d’immobilier faut-il garder ?
La réponse tient rarement dans un pourcentage. Elle dépend de l’âge, des projets et de l’argent dont on peut se passer. Beaucoup découvrent aussi qu’ils détiennent déjà plus d’immobilier qu’ils ne croient. La résidence principale compte, même quand le crédit court encore. C’est souvent là que la discussion commence vraiment.
Quel poids l’immobilier a-t-il déjà dans le patrimoine des Français ?
L’immobilier pèse plus lourd qu’on ne l’imagine. Deux sources permettent de le vérifier plutôt que de le supposer. L’Insee chiffre ce que possèdent réellement les ménages. Et chaque société de gestion publie ses documents réglementaires en ligne. On peut accéder au site web pour lire une note d’information et des rapports annuels.
Le patrimoine brut se compte avant déduction des emprunts. Début 2024, la moitié des ménages déclare un patrimoine brut supérieur à 205 100 euros. À l’autre bout, 10 % des ménages dépassent 858 000 euros. Et 30 % possèdent moins de 40 000 euros.
Le détail est plus parlant que le total. Classons les ménages du moins doté au plus doté. Pour ceux du milieu, soit la moitié de la population, l’immobilier représente l’essentiel du patrimoine. La résidence principale en forme le cœur.
Autre enseignement : le patrimoine des 10 % les mieux dotés est nettement plus diversifié. Il fait une place plus large au financier et au professionnel. Autrement dit, la diversification arrive avec le niveau de patrimoine, pas avant.
Comment détenir de l’immobilier sans acheter un logement ?
On confond souvent immobilier et achat d’un logement. C’est une façon de faire parmi d’autres.
La détention directe suppose du temps. Il faut choisir le bien, gérer les locataires, suivre les travaux et les charges. Certains acceptent cette charge. D’autres la vivent comme une contrainte.
Une autre voie existe, qu’on appelle la pierre-papier. L’épargnant achète des parts d’une société qui détient les immeubles. Il peut ainsi rechercher des revenus potentiels, sans la gestion quotidienne.
Dans les deux cas, la prudence s’impose. Les loyers peuvent baisser, un logement peut rester vacant ou la valeur des actifs peut reculer. Aucune formule ne garantit un résultat.
La revente mérite une attention particulière. L’Autorité des marchés financiers rappelle que les délais de sortie peuvent atteindre plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Elle ajoute que le prix de revente peut se situer sous le prix d’achat. Ni le revenu ni le capital ne sont garantis.
Pourquoi la « part idéale » n’existe-t-elle pas ?
Beaucoup cherchent un pourcentage. 30% ? 50% ? La réponse dépend de votre situation, pas d’une règle générale.
Trois éléments pèsent vraiment :
Votre âge. Le patrimoine s’accumule avec le temps. Il atteint son maximum vers 60 ans, se stabilise, puis diminue après 75 ans.
Votre horizon. L’immobilier se pense sur le long terme. Un projet à trois ans ne s’y prête pas.
Votre endettement. Un crédit en cours change tout. Il faut mesurer ce qu’il reste après les mensualités.
Un quatrième point compte souvent davantage : votre besoin de liquidité. L’immobilier se vend lentement. Si vous pouvez avoir besoin de la somme rapidement, la question se pose autrement.
Quelles questions se poser avant de décider ?
Avant d’ajouter ou de retirer de l’immobilier, posez-vous ces questions simples.
Quelle part de mon patrimoine est déjà immobilière, résidence principale comprise ?
Sur quelle durée puis-je immobiliser cette somme sans y toucher ?
Ai-je une épargne de précaution disponible à côté ?
Quel niveau de baisse suis-je capable d’accepter sans vendre dans l’urgence ?
Ai-je besoin de revenus complémentaires maintenant, ou plus tard ?
Ces réponses valent mieux qu’un pourcentage lu quelque part. Elles vous appartiennent.
Faut-il tout changer pour diversifier ?
Rééquilibrer un patrimoine prend du temps. Cela se fait par petits pas, au fil des projets et des rentrées d’argent.
Une piste simple : orienter l’épargne nouvelle vers ce qui manque. Inutile de vendre pour rééquilibrer. Le temps fait une partie du travail.
Enfin, faites-vous accompagner si le sujet vous dépasse. Un conseiller en gestion de patrimoine regarde l’ensemble, pas un produit isolé. C’est souvent là que se joue la différence.
Sources : Insee, Insee Focus n° 371, 9 décembre 2025. Enquête Histoire de vie et Patrimoine 2023-2024. Autorité des marchés financiers, fiche « SCPI : un autre moyen d’investir dans l’immobilier ». Pages consultées le 15 septembre 2026.
L’investissement à crédit comporte des risques et peut conduire à des situations de surendettement. Nous vous invitons à vous renseigner et à interroger les établissements spécialisés le cas échéant.
Une société civile de placement immobilier (SCPI) est un organisme de placement collectif prenant forme d’une société non cotée en bourse. La SCPI, appelée également « pierre-papier » est un placement immobilier locatif avec un horizon d’investissement de long terme (source : economie.gouv.fr).
L’investissement en SCPI présente des risques : un risque de perte en capital, un risque de liquidité, le risque lié au marché immobilier (baisse de la valeur des actifs, vacance locative, diminution des loyers). Ce placement doit s’envisager sur le long terme.
Les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des performances futures.
Les investissements passés ne préjugent pas des investissements futurs.
Le présent article est un contenu à but explicatif et publicitaire.



