@TremblEric Je crois qu'on doit éduquer pour éviter la pression, mais stimuler une progression mesurée : prezi.com/laitiwoa4coe/?…

Il y a 3 heures De Stéphane Côté's Twitter via Twitter Web Client

13 trucs de gestion de classe qui instaurent le respect.

Quand vient le temps de gérer sa classe, on a souvent l’habitude d’instaurer un système d’émulation ou des règles et de supporter toutes ces règles par des punitions. Très vite, on apprend que ça fonctionne  (du moins partiellement !), mais ça a le vicieux défaut de devoir demander une vigilance constante de la part de l’adulte en plus de miner considérablement l’apprentissage de l’autonomie de la part des élèves. De plus, ça réduit les comportements qu’on veut voir disparaître, sans toutefois les enrayer définitivement. Résultat : On s’épuise et on s’endort en réfléchissant sur comment on pourra mieux contrôler le lendemain…
Il y a d’autres voies ( ?), moins visibles et surtout moins bruyantes (faisant partie du gain de l’autonomie de la pédagogie 3.0),mais combien plus payantes sur le long terme! Voici quelques trucs que j’ai mis sur pied et où je vous invite à comparer avec vos méthodes!

P.S. Sachez que ces méthodes prennent plus de temps pour démontrer leurs avantages alors persévérez!

 1-Le respect commence dès l’entrée en classe.

1-accueil

Chaque matin, personne ne peut me déranger lorsque les élèves entrent dans la classe. Je me place dans l’antre de la salle et je salue chacun  par son prénom. Ça me permet d’ausculter la prunelle de mes jeunes, de m’assurer que je les ai tous bien vus et de bien commencer la journée. Ainsi, je peux prendre le « pouls » et si l’un me semble plus triste qu’à l’habitude, je prendrai aussi quelques instants plus tard dans la journée afin d’ouvrir une discussion.

 

Si un collègue ou même la direction vient me parler à ce moment, je demande un rendez-vous plus tard, car ce moment m’est très précieux.

 

L’avantage pour les jeunes, c’est aussi de voir que peu importe comment a été la veille (je parle ici des tannants), ils ont droit au même accueil et au même sourire que les autres. Ça envoie un puissant message de bienvenue tout en rappelant à chacun qu’il aura une nouvelle opportunité aujourd’hui pour se montrer sous son meilleur jour. Ainsi, une portion de complicité se tisse avec le bonjour matinal.

 

2.La porte individuelle.

2-porte

Je crois que cet objet dans la classe est mon meilleur outil de gestion de classe. Les élèves peuvent toujours sortir lorsqu’ils sentent la vapeur monter ou encore, lorsque je les invite pour avoir une discussion qui n’aurait pas lieu d’être devant toute la classe. Ainsi, dans le calme du corridor, les échanges peuvent se faire dans le plus grand respect. Les élèves apprécient beaucoup le fait d’être ainsi invités à l’extérieur pour régler des situations qui seraient normalement “traitées” devant les autres élèves. Que ce soit un comportement qu’on veuille voir disparaître, un élève particulièrement excité ou encore pour parler 2 minutes avec l’élève qui semblait triste à la rentrée, le corridor est un lieu d’échange entre eux et moi.

 

Parfois aussi, on peut retrouver 12 élèves hors de la classe. C’est ce qui se produit quand je veux dire des choses seulement à certains, comme par exemple à ceux qui n’ont pas fait leurs devoirs. Parfois aussi, je sors ceux qui sont « corrects » en ne gardant que les autres afin de toujours démontrer et appliquer que je ne punirai pas un groupe pour des individus, peu importe le nombre d’élèves dérangeants.

 

Je m’y prends toujours de la même manière : j’invite un élève à l’extérieur et je vais le rejoindre 2-3 minutes plus tard, le temps que j’organise le reste de la classe (ou d’un brouhaha productif, tout dépend du moment) . Je laisse toujours la porte entrouverte et les élèves dans la classe voient mon bras et ma jambe qui restent dans la classe. Ainsi, ils savent que je ne suis pas complètement sorti. J’ai donc la discussion avec l’élève que je veux voir et cette discussion dure rarement plus de 2 minutes. Si ça semble dépasser ce temps, je demande à ce que l’on poursuive l’échange plus tard dans la journée. Normalement, à la seconde rencontre, l’élève a eu le temps de réfléchir et le tout est facilité.

 

En agissant ainsi, aucun cri n’est lancé dans la classe, l’élève qui se fait inviter à l’extérieur apprécie de ne pas se faire réprimander devant ses pairs et ces derniers travaillent dans une atmosphère de classe agréable.

3. CHUCHOTEZ

3-chuchotez

Les cris de la part des adultes ne devraient être réservés qu’aux situations physiquement dangereuses pour les élèves et encore. La dernière fois que j’ai crié dans une classe, c’était le 6 juin 2004. Je m’en rappelle et je me rappelle aussi que c’était le premier cri de ma part cette année-là et la dernière fois que j’ai ainsi « agressé » la classe avec un ton inutilement agressif.

Étrangement, lorsque vous avez à faire une intervention musclée auprès d’un élève ou d’un groupe d’élèves (ou de vos enfants), essayez donc de le faire en chuchotant, mais avec un ton ferme. En fait, faites comme si vous étiez en train de crier après votre jeune, mais le « volume » de votre voix n’est qu’un chuchotement. Vous verrez, vos élèves (ou vos enfants) seront beaucoup plus « assommés » par cette manière de faire, aucun stress n’apparaîtra (ou insécurité) après ce genre d’intervention et le message que vous voulez passer passera avec une efficacité insoupçonnée et sera réalisé dans le respect des élèves.

 

 4. La porte en groupe

4-groupe

 

Lorsqu’une discussion ou une “chicane” ne s’adresse qu’à certains élèves de la classe, il est primordial de sortir ceux qui n’ont pas à entendre ledit message. Par exemple, 6 élèves n’ont pas fait signer leurs parents pour une troisième semaine consécutive. Il est important que vous interveniez, toutefois le reste de la classe n’a vraiment rien à voir dans cette intervention. Nommez donc les 6 principaux intéressés, demandez-leur de venir à l’extérieur de la classe et au besoin, utilisez le truc 3, soit d’avoir un ton très ferme mais en chuchotant. L’impact sera très grand auprès de ces derniers et le message passera beaucoup mieux que si vous les aviez nommés devant toute la classe.

Toujours dans le même ordre d’idée, un autre truc est de sortir les plus forts lors d’un résultat à un examen pour ne garder que ceux qui n’ont laissé aucune trace de leurs stratégies dans le test. Par exemple, en début d’année, la majorité de mes élèves doivent encadrer les mots d’action d’une question et souligner les aspects importants. Dans des résolutions de problèmes, c’est très pratique. Si j’ai des élèves qui obtiennent de mauvais résultats et qu’en plus, ils n’ont pas démontré ces stratégies, alors je les garde dans la classe et demande à ceux qui ont fait les stratégies ou qui ont eu de bonnes notes de sortir. Ensuite, je ferme la porte et chuchote auprès des élèves qui n’ont pas fait lesdites stratégies. Ainsi, certains élèves ayant eu de mauvais résultats, mais qui ont fait un effort dans la démonstration des stratégies sont exemptés de ce discours, car mon objectif est de les outiller au niveau des méthodes de travail efficaces et non de les « chicaner » pour de mauvais résultats.

5. La règle des 3 minutes.

5-3minutesÉtrangement, sans que je ne puisse l’expliquer, c’est inévitable, dans les 3 minutes qui suivent une consigne, un élève enfreindra automatiquement ladite consigne. Ce n’est pas un secret, pourtant les enseignants débutants ne connaissent pas cette grande vérité. On les entendra dire : « Tout allait bien dans la classe et tout d’un coup, le bordel a pris ». L’oeil expérimenté pourrait alors voir qu’après 2 minutes, untel a enfreint la consigne, ensuite, 2 autres l’ont fait, car ils ont remarqué que le premier n’a pas été vu par l’enseignant et ensuite, c’est l’effet domino. Ainsi, peu importe ce que vous demandez (de ne pas dépasser une certaine ligne dans la cour d’école, de respecter le silence lors d’une évaluation individuelle, de rester assis, de venir prendre le rang, de sortir les devoirs…) un ou des élèves seront immuablement attirés vers le côté obscur de l’obéissance. Il est alors primordial que vous attrapiez le premier qui le fera afin de montrer dans votre non verbal que vous renforcez la consigne mentionnée plus tôt. Ainsi, les 3 minutes qui suivent une consigne pourraient être seulement dédiées à tenter de trouver qui n’est pas capable de la suivre. Déjà, vous augmenterez beaucoup votre capital de respect auprès des élèves. L’idée n’est pas ici de faire des esclaves de vos élèves en les « arrosant » constamment de consignes et de conséquences pour finalement leur apprendre à n’avoir aucune initiative, mais bien de vous assurer que certaines règles d’or puissent être conservées. Donc si dans une journée vous réduisez le nombre des consignes et augmentez votre capacité à nommer ceux qui ne la respectent pas, vous gagnerez beaucoup de respect et vous vous sentirez bien moins épuisé en fin de journée.

 

6.Le regard

6-regard

Outre quelques exceptions dans une carrière, la très grande majorité des élèves qui font une “mauvaise action” savent qu’ils en font une. Fréquemment, il n’est pas surprenant de voir qu’avant de réaliser son mauvais coup, l’élève en question regarde si le prof n’est pas en train de le regarder (dans la classe ou dans la cour). Souvent aussi, après son mauvais coup, il regardera autour pour voir si quelqu’un le regardait. S’il croise à ce moment votre regard, vous n’avez qu’à maintenir son regard pour que tout passe (sauf en maternelle). Vous serez surpris de voir que vous pourrez éviter de devoir parler pour une douzaine d’interventions par jour simplement en appliquant cette méthode.

 

De plus, lorsque vous faites une intervention auprès d’un petit groupe d’élèves dans la cour de récréation (par exemple, des 6e qui vont parler dans une partie réservée à un autre niveau), il est quasiment certain que dans les 2-3 minutes qui suivent votre intervention, ils retourneront là où ils n’ont pas le droit. Souvent, avant d’enfreindre la règle, une des personnes du groupe vous regardera (c’est inévitable) et si vous les regardez du coin de l’œil, votre seul regard sur eux fera le reste. Outre les cas d’exception, ils ne seront pas capables de continuer à faire “leur mauvais coup” en sachant consciemment que vous les regardez.

 

En agissant ainsi, les élèves apprennent qu’ils ne peuvent pas “vous en passer” et se le communiqueront entre eux (les rumeurs courent plus vite que l’Internet dans une école). De plus, ils sauront plus vous écouter avec respect, car ils sauront qu’avec vous, ils ne se font pas nommer devant le groupe en entier.

 

Si le comportement se répète (un élève se lève dans la classe à un moment inopportun ou parle dans la bibliothèque…), que vous réintervenez par le regard et que le tout se répète encore une fois, à ce moment, il gagne une discussion dans le corridor. Je lui nomme ensuite les 2-3 fois où j’ai eu un contact visuel pour le rappeler à l’ordre, lui mentionne que je compte ça comme étant des rappels et que j’ai choisi de ne pas le nommer devant le groupe pour le “protéger” par rapport aux autres. Toutefois, puisque l’élève ne semble pas comprendre ma méthode respectueuse, la prochaine fois qu’il refera ce comportement, je ne me gênerai pas pour le nommer tout haut. L’élève alors comprend… S’il ne comprend pas, il entrera dans la classe et refera le mauvais comportement dans les 3 minutes suivantes. Vous vous devrez alors de faire une intervention devant tous simplement en nommant son nom sans rien ajouter. Vous serez les deux seuls à connaitre la nature de votre intervention, et vous aurez respecté votre entente en lui démontrant que vous suivez ce que vous avez dit que vous étiez pour faire. Si 70% des tannants se calment avec le regard, 20% se calmeront avec l’intervention dans le corridor. Il vous restera un 10% de coriaces qui vous testeront (ou qui sont tout simplement surexcités cette journée-là) et exigeront de vous une intervention devant les autres. Qu’à cela ne tienne, vous avez quand même été tout à fait respectueux et l’élève ne peut pas être surpris de se faire nommer tout d’un coup ainsi dans la classe. Vous aurez laissé toute la chance à l’élève de se reprendre et il verra que malgré tout, vous restez constant, ce qui le sécurisera sur le long terme.

7.L’humour

7-humour

Comme le mentionne Pierre Poulin dans sa conférence Tedx (à 9min57 http://www.youtube.com/watch?v=QrSo_18JTQw) l’humour est un des éléments qui décharge les pires situations, mais qui, lorsque mal employé, peut avoir des effets néfastes. M. Poulin parle ici du sarcasme qu’on peut parfois avoir et qui, en fin de compte, n’est drôle pour personne : « Bien oui Philippe, tout le monde le sait bien que 2 + 3 donne 6 » (réplique du prof à une mauvaise réponse de Philippe).

 

L’exagération est une bonne manière d’avoir de l’humour. Toutefois, il faut que ça soit disproportionné  afin de ne pas induire un message imprécis. Par exemple, voici une intervention auprès d’une élève qui refuse d’attacher ses lacets : « Bon disons que tu dois éviter de toute urgence un camion de pompier qui a manqué de freins et qui percute le mur de la classe pendant qu’en même temps, le plafond rempli de neige s’affaisse et que tu dois sauter par-dessus 4 pupitres et plonger par la fenêtre de la classe pour éviter le pire, penses-tu qu’avec tes souliers ainsi attachés, tu y arriverais ? » L’élève ne commencera pas à argumenter, car c’est trop irréel comme situation et il risque fortement de rire… Sinon, on en rajoute et ça fera le travail. Il sera par contre important d’ajouter le point 8 pour s’assurer que le message passe bien.

 

Celles qui payent le plus restent les blagues positives, mais qui peuvent par contre être porteuses d’un message. Du genre, mon tannant est sur le bord de m’épuiser et de me faire perdre mon sourire. J’ai mis en pratique les points 1 à 7 précédents sans succès… On sait que la majorité des tannant(e)s ont un besoin criant d’attention et qu’ils ne savent le demander autrement qu’en attirant une attention principalement négative de l’adulte en présence. C’est pourquoi si on réussit à nourrir ce besoin de manière positive, ils n’auront d’autres choix que d’être apaisés. Ce n’est donc pas rare de me surprendre dans la classe en train de « courir », les bras grands ouverts vers un de ces numéros. Je dis alors « Viens ici mon …, tu as besoin d’un câlin ». La majorité du temps, l’élève se sauve et on peut alors demander à d’autres de l’intercepter (encore à la blague), ce qui fait que la classe rit, sans qu’on ait insulté ou blesser la personne qui n’arrivait pas à se calmer. Toutefois, si l’élève veut ledit câlin, il est certain qu’on le fera en gardant notre distance… Les contacts entre les adultes et les mineurs sont toujours à éviter. On se doit par contre d’ajouter l’élément du point 8 si on veut s’assurer qu’une blague pédagogique puisse quand même avoir une portée au niveau du comportement.

 

 

8. “On se comprend”

7-humour

Il est très important, lorsqu’on utilise l’humour, d’ajouter un “On se comprend” ensuite. On s’assure ainsi d’envoyer un message clair et l’élève qui trouve ça drôle saura qu’il vient d’obtenir une belle chance de se reprendre. Ainsi, en ajoutant le “On se comprend” (après les exemples du point 7), on rappelle à l’élève qu’on vient de lui laisser une chance, on lui rappelle qu’on tient à la règle omise et du même coup, on a renforcé le lien de complicité avec l’élève! Ce point fonctionne aussi avec les élèves qui ne vous connaissent pas (un messager qui court dans le corridor pour aller porter les absences…).

 

 

9. Éviter les mots assassins suivants : toujours, encore, jamais…

9-assassinCes mots, lorsqu’employés avec d’autres, blessent. On se retrouve ensuite avec un élève plus frustré ou bousculé, plutôt qu’avec un élève qui a vraiment compris l’information que l’adulte voulait transmettre… « On le sait bien, Philippe n’apporte JAMAIS ses devoirs » ou « Julie a ENCORE oublié ses souliers » ou « Faut-il ENCORE que je te répète de ne pas…” et “T’es TOUJOURS en retard”… Ces mots gagnent aussi à être enseignés auprès des élèves pour qu’ils évitent de les utiliser entre eux.  Les conseils de coopération et les débats en classe peuvent être un bel endroit pour mettre en pratique ces méthodes « d’hygiène relationnelles », comme disait Jacques Salomé. Ils peuvent toutefois être remplacés par souvent, régulièrement ou rarement. Bien que ce soit des subtilités, ça laisse plus de place aux chances de progrès que les mots assassins.

 

10.Mettre un délai dans la réponse à un comportement.

9-pause

Parfois, trop de choses se passent en même temps ou encore, on n’a pas d’idées sur comment résoudre une situation problématique quand elle arrive. Par exemple, lors d’un travail d’équipe, une ne travaille pas. On ne veut pas sortir avec elle dans le corridor, car on sait très bien que d’autres arrêteront de travailler si on agit de la sorte. Ne rien faire auprès de cette dernière risque d’envenimer l’atmosphère la première fois, car les équipes 2 et 3 vont peut-être voir que l’équipe 1 ne fait rien sans rien recevoir de la part de l’enseignant… Bref, ne faites rien jusqu’à la récré (si vous ne surveillez pas).

 

Quand la cloche sonne, nommez clairement les personnes de l’équipe en question et dites calmement que ces derniers doivent rester pendant la récré, car ils n’ont pas besoin d’aller se reposer étant donné qu’ils l’ont déjà fait pendant la période. Ainsi, vous venez de communiquer à toute la classe que ce n’est pas parce que vous n’intervenez pas sur le champ que vous n’interviendrez pas dans le temps.

 

Il m’est aussi arrivé de me rendre compte le soir que j’avais oublié d’intervenir auprès d’un élève. Qu’à cela ne tienne, le lendemain, soyez certain qu’il était appelé de l’autre côté de la porte pour se faire rappeler ledit événement. C’est certes plus essoufflant au mois de septembre que d’engueuler l’élève devant la classe, toutefois, la complicité et le respect ainsi tissés payeront le restant de l’année.

 

Fait cocasse : J’ai déjà mentionné à un élève de rester à la récréation (pendant une période de travail). Lorsque la récré est arrivée, j’ai oublié et lui aussi… Le soir, le souvenir m’est revenu alors le lendemain matin, je l’ai convoqué à l’extérieur pour lui rappeler qu’il avait oublié de rester à la récréation et que comme conséquence, il devrait rester à la récréation et m’expliquer pourquoi il avait agi de la sorte la veille. Sans lui laisser le temps de parler, je l’ai invité à entrer dans la classe. Une fois la récré arrivée, il m’a expliqué tant bien que mal… Quelques semaines plus tard, le même scénario se reproduit, soit que je l’invite à rester à l’intérieur à la pause. Lorsque celle-ci arrive, je vais reconduire mes élèves à l’extérieur en l’oubliant (je dormais peu, car je travaillais tard la nuit sur le projet Super Bolide). Quelle ne fut pas ma surprise de le trouver dans la classe à mon retour! J’allais le gronder en lui disant qu’il devait être avec les autres lorsqu’il  me dit qu’il était resté parce qu’il voulait m’expliquer ce qui était survenu plus tôt!

11.Faire des rencontres silencieuses

11-silencieuse

Vous avez demandé à Philippe de rester à la récré. Vous sortez les autres élèves et revenez à Philippe en vous disant combien vous êtes autant puni que ce dernier, car vous auriez grand besoin aussi de cette pause pour vous-même. Toutefois, vous savez qu’en investissant ainsi du temps, ce sera un jour payant. En arrivant dans la classe, ce dernier vous regarde. La logique normale voudrait que vous entamiez et dirigiez l’entretien de A à Z, en mettant parfois même les mots dans la bouche du jeune pour “accélérer” le processus… Philipe n’en est toutefois pas à sa première intervention et sait très bien que s’il répète les mots du prof, il lui fera alors croire qu’il a compris, et pourra s’éclipser plus rapidement… Toutefois, si l’enseignant s’assoit devant Philippe et le regarde sans rien dire, Philippe devra prononcer les premiers mots et ainsi, involontairement, s’investir dans la solution. Et hop, le tour est joué! Certes, il commencera par se plaindre des autres du style : « Ce n’est pas de ma faute, c’est Pierre qui m’a parlé et vous n’avez grondé que moi »… S’il est 2-3 minutes à se faire regarder sans rien dire de votre part,  il commencera à vraiment chercher ce qu’il a fait de mal. Après tout, il n’aime pas ça être là et tentera de trouver ce qu’il faut pour que vous parliez. Dès que Philippe s’accordera un peu de responsabilités, vous pourrez parler, mais dès qu’il reviendra dans des accusations (soit essentiellement qu’il est victime d’une grande injustice, ça se résume souvent à ça), vous rentrerez dans le silence.

 

Le succès de ces rencontres est renversant. Lorsqu’il semblera vouloir répéter le même comportement, vous n’aurez qu’à lui rappeler que la conséquence sera une rencontre silencieuse de votre part et vous le verrez changer drastiquement comme si vous lui offriez la pire des conséquences inimaginables alors qu’en fait, vous n’aurez « rien » fait!

12. avoir des périodes moins “directives”

12-changez

Dans la pédagogie 3.0, les cas problèmes sont beaucoup moins apparents que dans une pédagogie plus traditionnelle, car mon “leadership” change d’une période à l’autre. Dans ma journée, il y a une période où je suis plus directif, une autre où je laisse les élèves travailler ensemble, une autre où c’est du travail individuel, une où je suis dans la position d’un guide (permanence) et finalement une où je suis quasiment effacé (Pangéa). J’ai remarqué le tout, car mes élèves turbulents le sont beaucoup moins en ma présence qu’avec les autres, et la raison en est bien simple… Un tannant est un expert pour réagir à une consigne. C’est ainsi qu’il obtient ce qui lui manque le plus, soit de l’attention. Or, lors d’une période où l’enseignant est moins directif, il a alors moins de raisons de contredire et nécessairement, il voit bien qu’il doit plus travailler. De plus, s’il arrête de travailler avec l’intention inconsciente d’avoir ainsi votre attention, il devra recevoir des conséquences naturelles pour le « traiter » une fois pour toutes, comme perdre une récré à cause de son comportement qui a mené à un travail incomplet ou encore à prendre du retard l’empêchant ainsi de participer à des étapes plus stimulantes d’un projet

 

En positionnant votre rôle clairement au début de chaque période, vous indiquez clairement vos attentes aux élèves de même que le travail qu’ils auront à accomplir, ce qui aura pour conséquence de calmer l’atmosphère. Par exemple : « Lors de cette période, je suis un guide, vous trouverez les étapes en page X de tel cahier », à un autre moment : « Lors des prochaines 10 minutes, je vais démontrer comment résoudre tel numéro, ceux qui comprennent, je vous invite à débuter les exercices », ou encore un autre tantôt : « Lors de cette période, je vais être présent pour répondre aux questions des élèves qui afficheront un carton jaune sur leur pupitre ».

 

13. Approchez-vous sans rien faire d’autre.

13-presenceDans la cour, vous suspectez un groupe de préparer un mauvais coup. Pas besoin de vous égosiller, faites seulement vous coller sur le groupe. Dans la classe, une équipe s’éparpille. Prenez ce que vous êtes en train de faire et allez continuer à le faire, mais en vous assoyant près de cette équipe. Pas besoin de rien faire d’autre, c’est drôle et ça fonctionne. Sinon, on ajoute un « On se comprend » et on repart.

 

 

Voilà, dans le prochain article, vous découvrirez comment :

 Voici une première suite : Les 9 ajustements de septembre!

Voici un article sur la gestion de classe de la place des élèves : Le “post-it” qui supporte l’autonomie!

Au plaisir!

Un énorme merci à  Amélie G. Choinière que je ne connais pas personnellement, mais qui a quand même pris le temps de faire la révision linguistique de ce très long article. Merci beaucoup Amélie!

Stéphane Côté

60 Responses to 13 trucs de gestion de classe qui instaurent le respect.

  • Josee B.
    novembre 14, 2013

    Merci…. Si seulement tout le monde pouvait investir dans leur intervention auprès des jeunes et même des adultes avec vos notion de base…. Nos enfants serait plus calme et plus confiant en eux- mêmes !

    • stephane
      janvier 5, 2014

      Merci!

      • Pergo DENAVA, Haiti
        novembre 27, 2014

        merci infiniment pour ces trucs. je pense que ca peut aider les maitre a creer un climat propice au processus enseignement/apprentissage. encore merci et felicitation!

  • Marie Claude Gauye-Dubosson
    novembre 20, 2013

    Bonjour,
    Merci pour le partage de votre expérience. J’enseigne également. En Suisse. Je m’intéresse à la gestion de classe. Hier, ai fait un remplacement auprès d’élèves de 9/10 ans. Extravertis. Très actifs. Ai expérimenté plusieurs éléments que vous proposez. Salut collègue !

    • stephane
      janvier 5, 2014

      Super! Normalement, ces trucs fonctionnent plus sur le long terme (un bon 1 à 2 mois d’investissement). Je suis bien content que vous ayez pu avoir des résultats en une journée!

      Au plaisir!

  • Nathalie
    janvier 5, 2014

    Felicitations pour votre investissement aupres des jeunes 🙂

    • stephane
      janvier 5, 2014

      Merci, vous êtes bien gentille!

      Au plaisir
      Stéphane

  • Christian
    février 3, 2014

    Merci pour ces conseils pratiques. Nous avons référencé votre article sur notre banque de ressources pédagogiques afin d’en faire profiter les enseignants vaudois.

    PS : J’ai repéré une petite coquille :
    5. La règle des 3 minutes. => L’oeil expérimenté pourrait alors comptER

    • stephane
      février 3, 2014

      Oh, merci pour la coquille, je cours l’effacer :).

      Au plaisir et merci pour votre référencement, c’est très gentil!
      Stéphane

  • Christyne
    février 7, 2014

    Merci, je commence à faire de la suppléance et je crois que vos conseils me seront utiles 🙂

    • stephane
      février 27, 2014

      Parfait, bonne chance et au plaisir de vous rencontrer un jour!

  • carole
    février 22, 2014

    Merci pour tous les conseils très enrichissants et le temps investi; je suis plus inspirée pour la suite avec mes élèves.

    • stephane
      février 27, 2014

      Super! Je vous souhaite bonne chance et si vous avez des questions, n’hésitez pas! Au plaisir!
      Stéphane

  • carole
    février 28, 2014

    Je suis entrée dans une classe pour suppléer. Après deux minutes de silence, et d’observation , les élèves n’arrêtaient pas des jaser; et l’un d’eux m’a dit: Madame , on dit de nous que nous sommes le pire de tous les groupes de l’école.Je me suis sentie très mal.

    • stephane
      mars 2, 2014

      J’espère que le reste de la journée s’est bien déroulée! Le fait que les élèves “savent” qu’ils sont le “pire” groupe de l’école, c’est qu’un ou deux adultes ont dû leur dire!!! Comme c’est désolant! Si au moins les profs savaient ce qu’ils font lorsqu’ils émettent de telles perceptions!!!

      Au plaisir!

  • stefff
    mars 25, 2014

    Je découvre votre site il est merveilleux une vraie mine d’or;-) un grand merci pour tous vos partages! J’y retourne j’ai de la lecture; -)

    • stephane
      mars 25, 2014

      Merci Stéphanie!

  • cecile
    mai 13, 2014

    Je suis intéressée mais intriguée par votre utilisation du corridor. Le reste du groupe ne profite pas de votre demi absence pour mettre le bazard? Et en terme de responsabilité cela ne pose pas de problèmes?
    Merci pzour vos conseils, je vais reprendre le métier d enseignante après une longue absence et je m inquiete de pouvoir correctement gerer la classe.

    • stephane
      mai 15, 2014

      Bonjour Cécile

      Bonne question concernant le corridor. En fait, je suis dans le cadre de la porte qui n’est pas fermée. Ainsi, les élèves de la classe me voit mais n’entendent pas nécessairement ce que je dis et l’élève dans le corridor ne parle qu’avec moi. Pour la fois dans l’année où un “bazar” débute, je reviens dans la classe en demandant l’aide d’eux car je suis en train de faire une intervention dans le privé du corridor justement pour ne pas à manquer de respect à tous en la faisant devant le groupe. Parfois je reporte une conversation, mais normalement, juste le fait d’expliciter ainsi mon intervention avec un élève est suffisant.

      Bon retour! Lis aussi “les ajustements de septembre” qui est la suite de ce billet. Tu y trouveras d’autres trucs très utiles!

      Stéphane

  • Julie
    août 20, 2014

    Bonjour Stéphane! Je suis très inspirée par vos suggestions et je me demandais à quel moment ou après combien d’avertissements (regard, verbal dans le corridor, verbal en classe, rester à une récréation) remettez-vous un post-it avec l’heure dessus pour que l’élève se déplace à votre bureau. Est-ce que l’idée du post-it est seulement pour les moments où les élèves travaillent en équipe?

    Merci!

    • stephane
      août 21, 2014

      En fait, les discussions dans le corridor, c’est lorsque nécessaire. Toutefois, les post-it, c’est à tout moment (un élève qui dérange pendant une explication, ou qui n’est pas à son affaire, qui répète un comportement qui a été voté par le conseil comme étant dérangeant). L’idée derrière, c’est d’envoyer un “avertissement silencieux” et de voir si l’élève aura l’autonomie pour se reprendre. Ce n’est pas un système punitif. Se faire rapprocher du pupitre du prof, c’est pour aider à ce que l’attention soit portée sur la matière lorsque c’est le temps :).

  • Alan
    octobre 18, 2014

    Merci Stephane pour ces conseils.

  • NIOULE THINE JOEL
    octobre 26, 2014

    merci pour les conseils

  • Alex MacInnis
    octobre 26, 2014

    Vos conseils sont fantastiques! Je vais tenter de les appliquer avec mes élèves. J’espère que cela aboutira à des résultats souhaitables!

  • Alci
    janvier 14, 2015

    Merci pour ces précieux conseils. J’ai des classes très agitées et j’essaie varie les activités (un peu je suis guide, un peu je m’efface) mais malgré cela il y a des fois où j’ai l’impression d’avoir tout épuisé sans succès. Je fais une relecture de tes conseils, cependant, j’ai une classe de 3e où 2 élèves depuis le début de l’année sont très perturbateurs. Il y a eu un conseil de discipline pour les deux avant Noêl et là leur mauvaise attitude reprends, quoi faire, un conseil, s’il te plaît.

  • Patricia Lavoie
    février 6, 2015

    Vraiment excellent! 🙂

  • Karakami
    mars 30, 2015

    Bonjour Stéphane,
    Un grannnd bravo pour vos conseils, je suis admirative.

    La gestion du groupe est difficile je trouve, on dit que j’ai de l’autorité mais parfois j’en doute, je ne pense que les élèves me craignent par exemple.
    Aujourd’hui j’avais des CP en remplacement. Comme je ne connaissais pas du tout le matériel de la classe j’avoue qu’il y a eu pas mal de moments de flottement par ma faute et du coup des phases où tous les élèves se mettaient à papoter. Rien de méchant mais voilà un exemple des moments que j’ai du mal à reprendre. Autant en maternelle je sais (comptines, chants, jeux de doigts…) mais en élémentaire …

    Autre exemple : la mise en rang
    5 plombs pour se ranger. Sur les 24 la majorité papotaient et même si j’attendais, les fillettes à l’arrière ne me voyaient même pas trop occupées à parler entre elles. Jamais rien de méchant, mais comme je n’ai pas envie de lever la voix ou dire “chuuuttt” tout le temps, je me demande comment faire dans ces cas-là. (D’où le fait que je me pose des questions sur mon autorité naturelle…)

    Merci pour vos avis éventuels et au plaisir de vous lire.

    • stephane
      mars 30, 2015

      Ne vous questionnez pas sur votre autorité naturelle. Dans toutes les situations, tous les élèves vont manquer à une ou l’autre des consignes et il est alors important de rappeler ladite consigne et de le faire publiquement (devant le groupe) afin d’éviter que d’autres élèves “suivent” ceux qui ne respectent pas ce qui a été demandé. Par exemple avec le rang, le groupe qui parle devrait être retourné en classe (pendant que les autres prennent leurs rangs) afin de montrer au groupe que vous faites une intervention. Alors, dans le cadre de la porte, vous “montrer à votre groupe qui prend son rang” que vous êtes en train de rappeler à l’ordre celles qui dérangeaient.

      Concernant les “flottements”, certes, la meilleure prévention est de ne pas en avoir. Toutefois même pour un prof expert, des choses peuvent survenir dans une journée qui fera qu’il y aura un “flottement”. La différence est que l’enseignant qui a une bonne gestion de classe va “encadrer” le flottement. Il dira par exemple:”Je vous laisse un 5 minutes de temps libre pendant lequel vous avez le droit d’aller parler avec un voisin. À la fin, je ferai tel signal (faire le signal) et je m’attends à ce que vous retourniez à votre place avec tel matériel d’ouvert à telle page”. Puis, avant de débuter ce moment, il questionnera certains élèves : “Philippe, combien de temps va durer la période libre”, “Julie qu’as-tu le droit de faire pendant ce moment”, et “Paul, que dois-tu avoir de sorti lorsque je ferai le signal”. “Ok c’est beau, je commence le 5 minutes”.

      Le fait de montrer que l’on intervient, et d’expliquer ce que l’on s’attend à voir apparaître, aidera beaucoup. Il restera encore de petits “fautifs” toutefois la grande majorité du groupe (75 à 85% du groupe) vous suivront vous plutôt que les fautifs, et c’est ce que l’on souhaite!

      Au plaisir.

  • WOÏBOGO DUNIA DERTOS
    avril 1, 2015

    Je suis ravi de trouver des orientations qui me faciliteront la compréhension de la gestion de la classe. Je souhaite que que des réflexions de ce genre n’entraine pas seulement des réponses mais que des compléments d’expériences soient envoyés pour mieux étoffer ce travail sous forme de partenariat.
    Avec tout mon soutien,
    DUNIA.

  • Marine
    mai 25, 2015

    Un article très intéressant, merci ! Cette année je suis en maternelle donc certains de ces “trucs” ne fonctionneront pas… En revanche, je garder cet article pour l’an prochain où j’aurai probablement des élémentaires 🙂
    Une petite remarque pour la règle des 3 minutes : est-ce que épier la salle du regard après une consigne ne pourrait pas être malencontreusement traduit par un manque de confiance en ses élèves? J’ai tendance à faire ce regard mais j’ai observé un enseignant qui laissait une totale confiance en un élève après lui avoir demandé quelque chose (il ne le regarde plus, lui “fait confiance”) : cela créait un climat de confiance et d’autonomie des élèves. A voir !

    • stephane
      mai 25, 2015

      Bonne question! Épier, ce serait ne pas leur montrer qu’on leur fait confiance, il est bien certain. Toutefois, leur “montrer” qu’on les observe, ne fais que leur montrer qu’on est toujours “présent”. Plus tard, on pourra montrer qu’on ne les regarde pas, tu as bien raison! Ces trucs fonctionnent (pas à court terme), de la maternelle à l’université :D.

      Au plaisir!
      Stéphane

  • sophilouise
    mai 25, 2015

    Je viens de lire votre article. Je pratique à un peu 80% votre pédagogie. C’est impressionnant ! Toutes ces astuces, je suis vraiment sur la même longueur d’onde. En tout cas, merci ! Sachez que vous n’êtes pas seul 🙂

  • brianne
    mai 27, 2015

    Bonjour Stephane,
    grand merci pour ce partage!
    En effet, intervenante extérieure pour l’Anglais depuis 12 ans dans des classes de CM1-CM2 à Toulouse, France, j’expérimente avec bonheur la puissance du regard, du respect en demandant à “certains” qyi ont besoin d’attention de rester à la pause, je leur demande toujours “pourquoi penses tu que je t’ai demandé de rester”…. et ils verbalisent par eux mêmes l’origine de l’incident…. en plus de ce que tu patrtage, j’ai aussi expérimenté la puissance de “L’INTENTION”: c’est à dire, lorsque je sais qu’il y a quelque chose qui n’est pas en place dans la relation avec un élève, je fais un calme, souvent sur le trajet qui me conduit à l’école, je visualise cet élève et je formule intérieurement l’INTENTION que notre relation soit “alignée” et j’envoie des opensées positives pour que nos coeurs et nos esprits s’ouvrent…. cela fait souvent des miracles !!! je réalise qu’en quelques séances l’élève en question s’est ouvert… peut être parce que moi même je me suis ouverte aussi,….
    à suivre et à partager!
    à bientot
    Brianne

  • Dominique
    mai 29, 2015

    Bonjour !Je suis enseignante française et je découvre votre site qui est très intéressant ; je vais prendre le temps de réfléchir et d’évaluer quels trucs me correspondent afin de me les approprier. Personnellement, j’utilise un grand bâton de pluie : il donne le signal de la fin des activités des élèves (lorsqu’ils font du travail en autonomie pendant que d’autres terminent leur travail et que je suis avec un groupe de besoin). Les élèves savent qu’ils doivent ranger leur matériel et être en posture d’écoute pour la consigne que je vais donner lorsque “la pluie” aura finie de tomber. Cela fonctionne très bien et c’est un bruit très agréable et reposant. Pour le mettre en place, je félicite ouvertement les élèves qui ont respecté le fonctionnement ; puis de plus en plus d’élèves le font et je suis attentive à féliciter chaque fois d’autres élèves, surtout les plus perturbants.

  • stef
    août 19, 2015

    bonsoir,
    je suis une jeune enseignante et j’ai aimé lire votre article que je trouve intuitivement (parce que je n’ai pas tout testé) très pertinent.
    je vous remercie d’avoir partagé vos connaissances.
    et vous envoie un salut de l’ile de la reunion 🙂

  • Isa
    septembre 12, 2015

    Bonjour!

    Je viens juste de commencer à travailler dans une école primaire et je n’ai aucune expérience de gestion de classe (je ne suis pas prof, rassurez-vous!). J’ai observé mes collègues profs dans leurs classes, cette semaine, et je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer la présence très abondante de discipline (“assis-toi comme il faut”, “arrête de parler”, “arrête de jouer avec ton crayon”, “assis-toi”, “mets plus de couleurs sur ton dessin”, etc.) et, sans vouloir remettre en question les compétences et l’expérience de mes collègues, je me demande à quel point une présence très importante de discipline est nécessaire ou même souhaitable. Je comprends qu’une discipline de base soit requise… mais n’est-ce pas une bonne idée de simplement changer l’approche des exercices afin de minimiser les occasions de manque de discipline? Presque aucun des petits garçons ne semble aimer l’école, et ils grouillent sur leurs chaises sans arrêt… et je ne pense sincèrement pas qu’ils le font pour écoeurer leur prof; ce sont des petits gars, leurs corps ont envie de bouger…

    Je crois que dans mes ateliers avec les enfants, je vais tout simplement essayer de minimiser ces occasions en tentant d’appliquer vos recommandations… Avez-vous d’autres conseils sur la manière d’instaurer ça?

    Merci!

    • stephane
      septembre 12, 2015

      Oui, en effet, beaucoup trop de profs contrôlent inutilement la classe, ce qui génère en effet, plus d’effervescence chez les élèves. Dans ma classe, les élèvent peuvent choisir leur place, déplacer leur pupitre comme bon leur semble, manger leurs collations quand ça leur plait et marcher aussi ou être debout. Les seulement moment où ils doivent être assis et en silence est lorsque je suis en pédagogie 1.0, c’est-à-dire environ 10 à 20% du temps d’une journée.

      Certes, pour le choix des places, mon article sur le “post-it” est ce qui me permet de m’immiscer dans leurs décisions tout en leur montrant un grand respect. Le fait que je travaille sur l’impulsivité plutôt que sur les 56 comportements qui peuvent être dérangeants (voir les 9 ajustements de septembre) fait que plusieurs s’apaisent, car ils ont le droit d’être des enfants dans la classe, et apprennent rapidement qu’il est à leur avantage d’être calme aux moments où je le propose. En alternant ainsi entre mes pédagogies 1.0 (enseignement explicite et directif), le 2.0 où les élèves collaborent, et le 3.0 où ils contribuent à la réussite des autres, les élèves n’ont pas le temps de devenir dérangeants et je ne m’épuise pas à tenter de contrôler tous leurs faits et gestes…

      Bonne chance dans vos démarches. Votre classe sera certes plus bruyante à certains moments donnés, mais ce sera parce qu’ils seront tous affairés à apprendre plutôt que parce qu’ils seront en perte de contrôle.

      Votre questionnement est très beau et est porteur des découvertes futures que vous ferez et où les jeunes, en votre présence, pourront apprendre tout en restant des enfants… Quand on “surcontrôle” des jeunes, ils décrochent et ça exige alors encore plus de travail pour l’enseignant, qui ne se rend souvent pas compte, que c’est finalement lui qui amplifient lesdits comportements. Et ça a aussi l’effet pervers que pour l’enseignant, il se confirme dans le fait d’être contrôlant, car dès qu’il se “relâche” moindrement, les élèves deviennent tous excités, ce qui lui confirme qu’il faut qu’il soit encore plus sévère… L’élève a besoin d’avoir des cadres clairs, et non des cadres rigides. Il testera les limites, et il sera sécurisé par le fait que s’ils les dépassent, qu’on le rencontrera, alors il s’apaisera… Faire des rencontres dans le corridor avec les 2-3 qui dérangent et où on leur mentionne qu’on les respecte et c’est pourquoi on les rencontre à part ne fera qu’augmenter l’estime qu’ils ont pour l’enseignant… Faire les interventions devant le groupe, et les “rabaissant” ne fera que saper dans la relation maître-élève, et ainsi, effritera le respect mutuel qui doit être établi dès le début. Bref, ça reste mon opinion basée sur mon expérience. Contrôler 25 ou 30 élèves, c’est épuisant et ça ne donne pas de bons résultats. Les amener à se respecter et à se dépasser, ça donne des ailes à toutes les personnes de la classe, incluant l’adulte en présence!

  • pierre philippe
    septembre 13, 2015

    Tres util pour les professeurs de mieux gérer une salle de classe

  • Zakaria
    septembre 20, 2015

    Bonjour Mr,
    Avant tout, je voudrais vous remercie infiniment pour vos conseils très utiles.
    Dans quelques jours, je vais donner des cours de ELE (Espagnol comme Langue Étrangère) en faveur des adolescents entre 12 et 14 ans. Ça serait une tache assez difficile, sachant qu’il s’agit de classe totalement différente à celle des adultes universitaires… Je me suis rendu compte que plusieurs prof avant moi ont cessé de collaborer avec l’école… en raison du manque de contrôle de ces adolescents assez tannants…
    Ma question consiste à savoir qu’elle est la BONNE MANIÈRE de commencer le cours… (étant donné que je suis le 3éme professeur) pour tenir la queue de la poêle pour ainsi dire!?
    Bien à vous!
    Zakaria.

    • stephane
      septembre 20, 2015

      Merci pour la confiance que tu me portes.
      Pour avoir déjà été dans ta situation, la première chose à faire temporairement (1 semaine) est de séparer les pupitres et replacer les élèves par ordre alphabétique… Une fois qu’ils sont entrés, avant de te présenter, tu leur fais mentionner les règles de classe qu’ils veulent afin que l’ambiance soit propice aux apprentissages. Donne-toi le droit de refuser certaines propositions qu’ils te feront. Ensuite, tu appliques systématiquement les manquements et tu félicites régulièrement ceux qui respectent les règles. Le ration d’interventions positives vs celle qui sont des rappels à l’ordre devrait être dans une ration de 4-1. À la fin de la semaine, tu passes un petit papier à ceux qui ont bien respecté les règles établies par le groupe (voir l’article http://www.stephanecote.org/2014/03/27/gestion-de-classe-le-post-it-qui-supporte-lautonomie/) et tu fais un sociogramme pour former les groupes qu’ils ont choisis. Ainsi, dans un premier temps, le fait de replacer en ordre alphabétique établira ton autorité. Dans un second temps, le fait de leur demander les règles qu’ils veulent démontrera que tu es à leur écoute. Et si en plus, tu respectes leurs choix (pour ceux qui auront mérité d’avoir les papiers), alors là, tu gagneras rapidement leur complicité. Pour ceux qui n’auront pas les papiers, ils devront approcher leur pupitre du tien, et tant qu’ils ne se contrôleront pas, ils ne pourront pas travailler en équipe!

      Bonne chance!

  • louisme etzer
    octobre 4, 2015

    merci pour vos conseils

  • louisme etzer
    octobre 4, 2015

    merci

  • nathalie
    octobre 14, 2015

    bonjour,
    je suis maman d’un enfant dit “difficle”, qui ne reste pas en place et a beaucoup de mal à écouter les consignes . après 1 mois d’école en CP, il ne veut plu aller à l’école ! je suis très interessée par votre méthode et vos conceils mais je ne sais pas comment les proposer à sa maitresse , qui semble très stricte , mais plutôt à l’opposé de toute pédagogie constructive ; L’ensemble des élèves de cette classe est agité , mais elle semble figée sur ses règles , qui paraissent un peu trop rigides , toujours montrer du doigts l’enfant qui a mal fait, ne pas récompenser mais punir ( vive les hibous rouge/vert /orange), on a l’impression que par trop de limitation les enfants ont doublement besoin de défouler en sortant de la classe! mais le pire , mon fils m’a dit ce matin (6ans) que la maitresse lui avait dit : “si c’est pour ne pas écouter, tu peux rester chez toi” ! je suis un peu effrayé par un tel discours même si je peux comprendre qu’elle soit à moment donné à court de solution ?? comment puis-je dénouer la situation? je ne compte pas laisser les choses empirer donc il me faut absolument trouver des solutions!
    je vous remercie par avance des conseils que vous pourrez me donner .

    • stephane
      octobre 14, 2015

      Bonjour Nathalie

      Merci pour la confiance que tu me fais en me partageant ainsi ce que tu vis et qui est très difficile. Malheureusement, beaucoup d’enfants sont dans la situation que tu décris, soit aux prises avec des enseignants qui n’ont pas toujours les ressources nécessaires pour faire face à un groupe plus turbulent. Le mieux que je pourrais te recommander, ce ne serait pas de changer l’enseignante, mais plutôt de travailler fort afin que ton jeune se fasse plus discret en classe. Si toi tu appliques ces méthodes avec ton jeune, il apprendra à mieux lire “les adultes” autour de lui, car il pourra déceler lorsque ces comportements dérangent en voyant tes réactions dans certaines circonstances. Par exemple, disons que ton jeune est parfois impulsif lorsque vient le temps de passer devant les bonbons à l’épicerie, et bien il serait bien que tu l’entraines à passer devant et en lui proposant des trucs pour qu’il arrive à mesurer son “niveau d’excitation” (voir l’article sur les 9 ajustements de septembre, au point illustré par l’échelle). Si ton jeune apprends à mieux contrôler son impulsivité, et à apprendre à plus regarder l’adulte afin de décoder son langage non verbal (toi dans la présente situation), en classe, en groupe ou avec d’autres adultes, il arrivera à être plus en contrôle de lui-même et ainsi, il gagnera énormément en autonomie.

      Concernant l’enseignante, j’ai réalisé assez rapidement que les profs qui ont le plus besoin d’utiliser des méthodes plus douces et efficaces sont souvent ceux qui le refusent le plus… Alors je ne t’encouragerais pas à tenter d’aider ou outiller l’enseignante avec les trucs de mon site par exemple, ce qui ferait essentiellement provoquer une fermeture plus grande de l’enseignante envers ton jeune. Le mieux souvent, est de rassembler quelques parents, et de rencontrer le responsable de l’école. C’est par ce chemin que l’enseignante pourra se faire rencontrer et peut-être, se faire recommander de l’aide ou des formations.

      Bonne chance

      • NATHALIE
        octobre 15, 2015

        Un grand merci STEPHANE pour tous ces conseils !! vraiment c’est une aide précieuse ! je vais prendre un peu de recul par rapport à tout ça et trouver une strategie globale à mettre en place à la maison pendant les vacances qui arrivent , afin d’aider mon fils à mieux comprendre ce que l’on attend de lui , puis je reprendrais contact avec sa maitresse et essayerai de trouver de nouvelles solutions avec elle , et peut-être , qui sait, que j’arriverai à faire passer quelques idées selon vos principes mais de manière suffisament détournée pour ne pas qu’elle se braque , ….. quel travail….
        en tout cas j’espère que vos méthodes seront diffusées petit à petit auprès du plus grand nombre de parents et d’enseignants afin de faire évoluer les mentalités.
        trsè bonne continuation

  • Emilie
    octobre 15, 2015

    Merci Stéphane du fond du coeur pour ce riche partage qui me donne espoir moi, jeune prof de trouver et de réussir à appliquer une stratégie de management de classe qui conviendra à la fois aux élèves et à moi même. Mon plus gros soucis à l’heure actuelle c’est une classe de septième année, ils sont très gentils un peu agités mais réceptifs. Par contre, je suis dans une situation délicate car certains d’entre eux semblent me trouver à leur goût, et cela me met mal à l’aise. J’ai le souvenir d’avoir eu au même âge qu’eux une prof dont certains étaient amoureux. Elle n’a jamais répondu à leur allusions car ce n’était pas excessif et ils parlaient surtout quand elle n’était pas là.
    Je vis à peu près la même chose et je ne sais pas comment le gérer, pour l’instant je fais celle qui n’a rien remarqué et rien entendu en espérant que ça se calme. Évidemment ils ne sont pas vulgaires ni irrespectueux dans ce cas j’aurais sanctionné, mais à vrai dire je ne sais pas quelle est la limite de l’acceptable et comment gérer cela. Et justement j’aimerai éviter de passer par la case sanction et leur faire comprendre que je suis leur professeur et que malgré leurs hormones bouillonnantes il faut me respecter comme telle.
    Des pistes ?

  • Lasne Céline
    novembre 11, 2015

    Merci 😊

  • Patricia
    février 8, 2016

    Merci Stephane je suis entrain de faire mon memoire sur ce concept ton livre m’a aider grandement.

    • stephane
      février 8, 2016

      Merci Patricia. Bonne chance avec ton mémoire!

      Au plaisir

  • tahar
    février 25, 2016

    Merci Stephane ,je suis un enseignant stagiaire de FLE en ALGÉRIE.et vous m’avez aider vraiment par ces consignes ;pour cela j’espère que vous pouvez m’aidez prochainement si j’aurais besoin des conseils.à suivre et à partager

  • Elisa
    mai 21, 2016

    Bonjour, vos conseils sont très enrichissants, je vous en remercie. Etant animatrice en centre de loisirs, ils me seront d’une grande aide.

  • Fiona
    mai 31, 2016

    Bonjour Stéphane,
    Merci infiniment pour ces conseils! Ils m’ont été très précieux, pour mieux aborder ma classe de jeunes très actifs et très (très) portés sur le concept de justice, mais aussi pour retrouver confiance en moi et dans les valeurs qui m’ont poussées vers l’enseignement. Je suis encore étudiante et je n’ai qu’une petite classe de devoirs surveillés en parallèle de mes cours. Mais cela n’empêche que certains moments sont difficiles ; il est tentant, lorsque les tentatives d’écoute et de dialogue semblent complètement inutiles et invisibles, de céder à l’autorité bête et aveugle… Mais tes conseils me rassurent et me motivent à trouver des stratégies pour amener l’écoute de la bonne manière, sans perdre le respect ou l’attention des élèves.
    Je me réjouis d’appliquer ces conseils sur la durée (et surtout, dans quelques années, lorsque j’aurai une “vraie” classe). D’ici là bonne continuation et merci encore pour tout !

  • Nathalie
    mai 31, 2016

    Merci et bravo pour toutes ces pistes très intéressantes qui s’inscrivent visiblement dans une approche pédagogique très pensée et globale. Je note la règle des 3 minutes et j’aime beaucoup le principe des rencontres silencieuses…

    J’enseigne à Paris en maternelle (4 ans, moyenne section) et, tout en restant dans un cadre de travail finalement assez traditionnel, j’ai remarqué qu’il était essentiel d’aider le contrevenant régulier à se mettre à distance de son comportement “déviant” et à ne surtout pas s’y identifier.
    Nous cherchons ensemble à vaincre un comportement nuisible (pour les autres mais aussi pour lui) et je veille à l’associer à la réflexion sur les circonstances de tel ou tel acte et les solutions à y apporter sur le long terme. Concrètement, je fais remarquer à l’élève que tel dérapage lui arrive souvent dans telle occasion et qu’il doit être particulièrement vigilant dans ces circonstances. Je lui suggère des stratégies d’évitement. Je m’inscris explicitement dans une vision de progrès (sur le long ou moyen terme) dont il est acteur.
    Quand je le sens prêt à déraper une autre fois, je lui rappelle juste: “fais attention, tu sais que souvent ça se termine comme-ci, comme-ça, tu devrais faire ceci, cela pour l’éviter.”
    Cette méthode a vraiment réussi à sortir certains enfants d’une spirale qui aurait pu devenir infernale sans cela et à restaurer une image positive d’eux-mêmes.

  • Nicolas L
    juin 7, 2016

    Bonjour
    Merci pour ce témoignage. Je crois que la discussion dans le couloir est une bonne chose car les élèves perturbateurs sont très sensibles au regard des autres; j’ai cette année une classe difficile (10 à 12 ans) en banlieue parisienne avec 2 élèves très perturbateurs dont un qui est toujours en recherche d’attention. Chaque fois que je le reprends il le prend très mal, répons systématiquement, tente d’avoir le dernier mot. J’ai compris qu’il ne sert à rien de se lancer dans l’escalade conflictuelle, mais je n’ai pas encore eu l’idée de ce genre de messages plus discrets, moins verbaux (porte ou pst-it). Je vais essayer bien qu’il ne me reste que 4 semaines de classe et surtout j’essaierai de mettre ça en place l’an prochain.
    Question : est-ce valable pour tous les âges ? les 10-12 ans sont vraiment à la croisée des chemins : pas encore adolescents, encore enfants mais attirés par l’adolescence sans avoir encore une totale autonomie notamment morale. C’est un âge difficile je trouve.

    • stephane
      juin 8, 2016

      Mais bien sûr, ces trucs fonctionnent au delà des âges des personnes, car c’est le respect qui les supportent.

  • Martin Luther CHARLES
    juin 20, 2016

    Je vous félicite l’auteur sincèrement pour ce bon travail que vous faites dans le domaine éducatif. Les treize (13) trucs de gestion de classe qui instaure le respect.Pour bien gérer le processus enseignement-apprentissage dans la salle de classe. C’est une obligation d’utiliser les treize (13) trucs.

  • Martin Luther CHARLES
    juin 20, 2016

    Stéphane Côté merci.

  • Véronique LB
    août 22, 2016

    Bonjour,

    Tout d’abord un grand merci pour votre approche bienveillante auprès des élèves. Je suis enseignante et formatrice en France, et nous avons encore beaucoup de travail à faire!
    Je souhaiterais savoir comment dans le programme du sociogramme entrer les préférences des élèves. Les flèches de choix ne sont pas actives.
    Y a t’il une procédure pour les rendre actives ?

    Merci beaucoup

    Véronique

  • Guillaume
    août 24, 2016

    Bonjour Stéphane

    Super article, ces conseils marchent-ils ou sont-ils adaptés pour le collège et le lycée ?
    Je suis jeune professeur et je serai en lycée cette année après une année déjà difficile l’an dernier en lycée.

    Je vais de ce pas lire les 2 autres articles (ajustements et post-it)
    et essayer de mettre certains de tes conseils en place à la rentrée.
    Merci

  • MAHMOUDI NOUREDINE
    août 27, 2016

    Bonjour!
    Je tiens à vous remrcier pour cette approche éducative dans la gestion de classe. Je suis enseignant et je préconise toujours ce genre de démarche auprès de mes apprenants (âgés entre 11 et 15 ans) car seul le respect mutuel permettra le bon déroulement d’un cours. La communication est importante dans toutes les situations! Bonne continuation.

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