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Ped 3.01 : Quand l’inspiration devient tangible (+4,8%)!

By juillet 23, 2014Uncategorized

Quand j’ai quitté mon poste de conseiller pédagogique, il y a 2 ans, je voulais trouver un ensemble de situations que l’on pourrait proposer aux élèves afin de leur faire mieux apprendre des notions et simultanément, que leurs résultats puissent monter. Je ne voulais plus juste trouver des situations motivantes, ou des projets stimulants, je voulais un impact clair et positif sur l’ensemble des élèves. Malgré le fait que les tâches du nouveau niveau sont toujours plus lourdes que celles du niveau antérieur (textes plus longs, plus d’inférence, problèmes mathématiques requérant plus d’étapes pour leur résolution et techniques de mathématiques plus complexes), je suis convaincu que malgré tout, les notes peuvent quand même monter. Voyons si j’ai raison!

Impact pédagogie 3.01

Suite à ma première année (3.0), alors que les élèves où la moyenne générale avait chuté de 4% l’année avant qu’ils arrivent, j’ai pu obtenir un résultat positif de + 1,8% (section grise du graphique)… Plus d’élèves avaient relevé leurs notes, mais je restais insatisfait, 32% avaient encore perdu des points pendant que je leur proposais la pédagogie 3.0… J’ai donc changé d’école pour aller dans un milieu le plus défavorisé possible afin de modifier mon approche et de vérifier si je pouvais obtenir un plus grand impact. Et c’est ce qui s’est produit… J’ai pu bonifier l’approche 3.0 (grise) qui était plus axée sur “l’apprentissage” pour diriger les intentions de tous sur la “progression” et ainsi obtenir un bien plus grand succès avec la 3.01 pour beaucoup moins de travail de ma part! Vous pourrez en apprendre plus sur la 3.0 ici et sur la 3.01 ici.

La pédagogie 3.01 repose sur un moto singulier mais puissant, soit qu’un élève qui progresse est un élève engagé. Alors selon moi, il faut que toutes les interventions pédagogiques soient clairement dirigées sur le progrès de chacun des élèves. Une fois doté d’un puissant fichier Excel, les élèves étaient informés lors de chaque évaluation sur leurs progrès. Une chose est certaine, c’est que l’information des évaluations (qu’elles soit faite avec des observations, des formatifs ou des sommatifs) doit être plus clairement communiquée aux 3 principaux agents de changement, et ce de manière hebdomadaire, aux agents suivants :

  • Les parents
  • L’enseignant
  • et le plus important : l’élève

Les parents

Envoyer les évaluations se faire signer par les parents via le sac d’école des jeunes ne fonctionne pas. Le jeunes du premier quartile (les plus faibles de la classe), oublient, perdent, déchirent ou simulent les signatures. Ceux du 2e quartile ne sont pas constants, et ça demande un temps de fou de la part de l’enseignant au niveau de la gestion de ces communications.

Les enseignants

L’enseignant, s’il utilise un cahier de compilation de note papier ne permet pas de savoir ce qui se passe réellement. Il est aussi important de savoir quel “groupe” est en déclin (l’un des quartiles, les gars, les filles, les élèves suivit en orthopédagogie…), et quels sont en progression afin de pouvoir prendre des décisions éclairées. Il est aussi important de découvrir dans les tests sommatifs, quelles questions ou notions sont réussies, et lesquelles restent incomprises. On ne peut plus, en 2014, enseigner seulement sur l’intuition… Sinon, quand on compile les résultats pour les notes de l’étape, on réalise souvent trop tard que certains élèves sont en difficultés, ou que l’on doit artificiellement intervenir en majorant certains résultats “afin de rendre une évaluation plus juste”? Si un avion s’écrase à cause d’un boulon qui n’aura pas su supporter la charge nécessaire, dirons-nous que c’est pas si mal, car le reste de l’avion lui était encore intact et solide? Des fois, j’ai l’impression que c’est ce que l’on fait avec certains élèves, on leur dit qu’il n’y a pas juste le français et les math dans la vie alors qu’on passe plus de 17 heures sur 25 par semaine sur ces sujets!

Les élèves

Combien de fois un prof dira que “toutes les notes comptent” s’il veut garder un certain contrôle ou “engagement” de la part des enfants qui ne savent plus lequelles servent à apprendre et lesquels servent à compléter le bulletin? De plus, savent-ils réellement combien il leur faut s’ils veulent progresser, combien ils ont “déjà en banque”? Savent-ils finalement s’ils progressent ou s’ils régressent avant l’arrivée du document plus formel? Est-ce normal en 2014 de ne pas mieux informer l’élève sur son propre cheminement?

Le fichier Excel

C’est pourquoi je me suis doté d’un outil qui m’a demandé plus de 100 heures de développement et que je vous rendrai bientôt disponible via mon site. Ce dernier, en un clic, envoie les notes de la semaine aux parents (chaque parent a les commentaires ou les résultats de la semaine de son enfant seulement) par courriel, me donne une information précise sur ceux qui montent, descendent, qui progressent, qui régressent… sous forme graphique! De plus lorsque je remets la copie papier à l’élève, il a son résultat en % et obtient une médaille en fonction de son % de progrès (explication à venir dans un futur article). Lorsque je fais la rencontre de parent, on voit les résultats sous forme graphique de l’évolution du jeune pendant l’étape, du % de devoirs incomplets… Le tout est fait par le fichier, moi, je n’entre que les résultats comme je le faisais dans mon cahier de notes, toutefois avec beaucoup plus d’informations pertinentes qui me permettent de cibler des élèves, par exemple qui a eu de la misère dans quelle question, globalement, qui est en train de descendre ou de monter dans la majorité des matières… et finalement, arrêter d’enseigner sur l’intuition en “perdant” des élèves en cours de route.

Depuis 2 ans, je n’ai ni majoré, ni “interpréter” des corrigés afin de les adapter. Les résultats que les élèves recevaient étaient ceux qu’ils avaient communiqués sur la feuille réponse. Même quand la classe entière recevait un résultat avec une moyenne allant jusqu’à 20% sous la moyenne du groupe, ou encore, découlait d’observations spécifiques qu’ils connaissaient au préalable que je leur communiquais. La hausse des résultats que je m’apprête à vous partager semble monter tranquillement, alors que dans la réalité du quotidien, ça ressemble plus à un tracé de la bourse, avec ces hauts et ces bas qui tendent toutefois vers le haut…

Comment je m’y suis pris pour récolter les données.

1. Résultats de fin d’année

La fin de mes deux dernières années d’enseignement n’a pas été évaluée par moi. Disons que c’est un concours de circonstances, car en mai 2013, je suis devenu père et une autre enseignante a donc récolté les résultats finaux. En mai 2014, j’ai pris un sans solde afin d’éviter la garderie à mon fils avant la belle saison. Donc, les 2 années, j’ai pu avoir des résultats provenant d’une autre personne que moi sur les performances des élèves qui perdaient leur titulaire pour les évaluations finales.

2. Pour obtenir la tendance globale, je fusionne les notes.

2014-07-01 20_14_52-Microsoft Excel utilisation non commerciale - 504-2014 final avec notes a caroli Bien que je fonctionne avec les compétences des matières de base (lecture, écriture, raisonner et résoudre), ici je ne vous ferai part que de la moyenne de ces 4 résultats, ce qui donne la progression globale des élèves.

3. Comment je calcul le % de progrès?

2014-07-01 20_15_07-Microsoft Excel utilisation non commerciale - 504-2014 final avec notes a caroli Essentiellement, je ne suis qu’avec un très grand intérêt que les résultats en français et en mathématiques. De plus, je me base sur les résultats de l’année antérieure afin de trouver les quartiles et je m’attarde à leurs fluctuations.

Le premier quartile est en fait la moyenne du quart des élèves les plus faibles, alors que le 4e quartile est la moyenne des 25% plus forts.

Une fois l’année terminée, je soustrais les résultats qu’ils ont eus en fin d’année (dans mon cas avec la remplaçante) – les résultats de la fin de l’année antérieure. Si je fesais l’opération seulement sur “mon année” en soustrayant les notes de fin d’année moins celle du début, je serais un charlatan, car les résultats que j’obtiendrais ne me permettraient pas de trouver l’impact réelle sur ces élèves avec un enseignement plus traditionnel (l’année antérieure), versus l’impact de la pédagogie 3.0. De plus je ne compare pas les résultats de mes élèves avec les autres du même niveau, mon objectif est de savoir comment un même individu peut ou non déployer ces propres ressources. Je ne peux donc pas les comparer avec personnes d’autres que lui-même et c’est pourquoi je fonctionne ainsi.

 

4. Certains élèves ont été retirés des résultats que je vous présente ici

2014-07-01 20_25_48-Microsoft Excel utilisation non commerciale - 504-2014 final avec notes a caroli 2014-07-01 20_26_01-Microsoft Excel utilisation non commerciale - 504-2014 final avec notes a caroli
Les 2 immigrants provenaient d’autres pays de la francophonie qui ne fonctionnent pas comme ici, j’ai donc pris la décision de ne pas comparer les résultats. Un élève est arrivé en cours d’année et une autre a quitté (déménagement de la mère). L’autre élève provenait de l’anglais, donc je ne pouvais pas comparer sa note de lecture de cette année avec celle de l’année antérieure qui avait été réalisée dans une autre langue.

 

Essentiellement, je cherche à savoir comment les élèves que j’ai ont performé avec “une pédagogie plus traditionnelle” et ce qu’il se passe quand ils sont sous l’arrosage du 3.0. Je ne cherche pas à discréditer les autres enseignants, mais il faut bien trouver une référence pour ces jeunes, c’est pourquoi je compare les résultats que ces élèves ont obtenus l’année antérieure. De toute manière, ces élèves étaient alors dispersés dans différents groupes.

5. Pédagogie 3.0 et 3.01, quelle est la différence?

Pendant la 3.0 je n’ai analysé les résultats que seulement en fin d’année. Je me suis dit qu’il me faudrait me déployer un fichier Excel qui me permettrait suivre à chaque évaluation, les résultats des élèves (3.01)… Il en va de l’emphase de mes interventions que j’ai recentrée sur la réussite (3.01) plutôt que sur l’apprentissage (3.0).

Pédagogie 3.0

Pédagogie 3.01

Site Web 2014-07-14 08_46_47-Tout sur la pédagogie 3.0 - Internet Explorer 2014-07-14 08_47_08-La pédagogie 3.0 expliquée simplement. - Internet Explorer
Priorité L’apprentissage La progression des résultats
Emphase Les trois piliers principaux étaient :

  • Gestion de classe : Autonomie
  • Permanence de l’apprentissage
  • La créativité (jeu de Pangéa)

Trois piliers secondaires :

  • Amélioration de la lecture
  • la motivation (projets TIC)
  • La progression des résultats
  • La plus importante : La progression des résultats soulignée avec les médailles
  • Gestion de classe :
    • Autonomie &
    • Respect
  • Recherche d’information:
    • Amélioration de la lecture
    • Amélioration de la permanence des apprentissages
Innovations ayant eu le plus d’impact
  • Les jeu-questionnaire de lectures (un par semaine) où les jeunes ont le droit seulement aux notes qu’ils ont pris sur la lecture du texte.
  • Projet permanence où les élèves inventent des jeux-questionnaires pour les autres et où ils les corrigent et me remettent un bilan.
  • La gestion de classe axée sur l’autonomie.
  • Les mêmes éléments que dans la pédagogie 3.0.
  • Communiquer hebdomadairement les résultats aux parents en un clic de souris!
  • Déplacer le focus sur les “notes” vers la “progression”, ce qui déclenche l’engagement interne de tous les élèves, car tout devient alors possible.
Erreurs La progression était trop diluée dans d’autres tâches que nous réalisions au quotidien. Une période par jour était rendue disponible à chacun des éléments précédents (sauf la gestion de classe). Grâce au fichier Excel, je pouvais suivre les résultats en temps réel, toutefois je manquais de temps pour rééquilibrer quand je voyais un “manquement” global. Ainsi, je commencerais les étapes avec des jeux-questionnaires qui me permettraient de savoir à l’avance, quelles notions exigeraient plus de temps. J’estime que ce changement pourrait apporter une amélioration de près de + 7% de la moyenne.
Résultat

+1,9% de la moyenne générale

+ 4,8% de la moyenne générale.

 

Analyse plus approfondie.

Regardons dans un premier temps ce que la 3.0 a réussi à produire comme changement en comparant ce qui s’est produit avec les mêmes élèves alors qu’ils étaient alors en 5e année et ce qu’ils ont produit en 6e année avec la pédagogie 3.0. Notons que la 3.01 est plus simple à déployer que la 3.0.

2014-07-01 20_31_52-Microsoft Excel utilisation non commerciale - 504-2014 final avec notes a caroli

Les chiffres décroissants (4,3,2 & 1) sur l’axe des “X” sont en fait les résultats des différents quartiles,
on a ensuite les résultats pour les mêmes élèves, mais regroupés selon le sexe,
puis la moyenne du groupe.

Vous avez ici les résultats des résultats des 4 quartiles des élèves (en rouges) l’année antérieure à la 3.0 et en vert, ces mêmes individus pendant qu’ils étaient en 6e année avec moi. Je vous rappelle qu’ils n’ont pas été évalués par moi en fin d’année. On remarque qu’avec le 1er quartile (les 5-6 élèves les plus faibles de la classe), ils ont terminé l’année plus faible qu’au début… D’autres analyses erronées m’avaient fait croire que j’avais un plus grand impact sur les plus faibles, ce qui n’est pas le cas (voir les % relatif à la fin de cet article). Maintenant, si je compare le “comportement” de ces groupes entre ce qu’ils ont obtenu comme résultat l’année antérieure et ce qu’ils ont eu avec la 3.0, j’obtiens ceci :

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On voit donc que même si les résultats n’étaient pas tous positifs (1er quartile et le résultat des garçons), il était quand même plus positif que l’année antérieure. L’impact était clair même si au bout du compte, le 1,9% de progrès ne semblait pas si spectaculaire que ça…

Maintenant si on observe les mêmes graphiques, mais pour la pédagogie 3.01, voici ce que l’on obtient:

2014-07-01 17_40_30-Microsoft Excel utilisation non commerciale - 504-2014 final avec notes a caroli

La progression est quasiment de l’ordre du double pour tous les groupes et le résultat de la hausse de la moyenne est 250% supérieure à la 3.0! Il faut croire que la révision que j’ai réalisée a eu un impact encore plus important sur l’apprentissage et les résultats!

2014-07-14 08_22_00-Microsoft Excel utilisation non commerciale - 504-2014 final avec notes a caroliOn remarque par contre que les élèves lors de l’année antérieure n’étaient pas dans une aussi grande perdition que dans la pédagogie 3.0. Toutefois, les progrès sont encore plus impressionnants et je sais à quoi ce progrès est attribuable! Soit au changement chez l’enseignement entre une approche axée sur l’apprentissage où les évaluations sont faites sans y porter une grande attention à un virement de 180 degrés sur tout ce qu’il faut déployer afin de viser la progression de soi et des autres.

Les redoublements et les échecs

La pédagogie 3.01 paie encore à ce niveau sans être encore parfaite. Toutefois, le redoublement tombe à zéro, et le nombre d’élèves en échec est coupé de moitié avec un élève qui a obtenu 59% de moyenne, on peut donc quasiment dire qu’il n’y avait qu’un élève en échec en fin d’année 2014 :

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J’ai eu accès aux résultats pour ce même groupe d’élève sur les 3 dernières année. Il y a 2 ans on observe que finalement à ce moment, 

  • 7 jeunes étaient en difficulté (3 redoublements + 4 échecs).
  • L’année suivante; 5 l’étaient (1 redoublement + 4, quasiment 5 échecs),
  • et avec la 3.01, seulement 2 échecs si on considère que 59% est un échec.

Il est donc clair qu’un déploiement de la 3.01 a un impact réel. Et pour ceux qui croient qu’un redoublement est ce qu’il y a de mieux pour consolider les apprentissages des élèves en grande difficulté, j’ai remarqué que l’année suivant les redoublements, leurs notes (moyenne des 2 matières) ont chuté respectivement de 17, 13, 12 et 10%! Les élèves n’acquièrent tout simplement pas les stratégies pour apprendre des nouvelles notions lors du redoublement. Ils ont de meilleurs résultats à ce moment parce qu’ils refont entièrement des éléments déjà vus, mais n’acquiert pas les stratégies manquantes nécessairement à l’apprentissage du nouveau! -17 à -10% de chute des résultats en lecture, écriture, raisonner et résoudre, c’est pourtant évident!

Fin des comparaisons avec les % relatifs.

Enfin, j’ai poursuivi ma réflexion concernant le % de progrès des différents groupes en me demandant si la moyenne du 4e quartile qui passe de 81 à 83,7, si cet écart est équivalent à la moyenne du premier quartile qui lui passe de 56,5 à 63,75… L’idée était ici de trouver si j’obtenais relativement le même impact avec la 3.0 ou la 3.01, et si un groupe (quartiles, sexe, moyenne…) semblait plus bénéficier de cette approche. Maintenant je vous explique comment je m’y suis pris afin de trouver ce dernier graphique très révélateur :

Afin de pouvoir obtenir une certaine justice entre les élèves, j’ai réalisé ceci :

  1. Si un élève a 90% et qu’il monte de 2%, est-ce comparable à un élève qui lui a 60% et qui monte aussi de 2%. Ma réponse est non!
  2. Disons que “Philippe” a 90 et monte de 2, il a donc monté de 2 sur 10. Car potentiellement il ne lui manque que 10 points pour obtenir le maximum, je divise donc le progrès sur le total des points possible pour lui, donc 2/10*100 = progrès réel de 20% de ce qui lui manque.
  3. “Julie” quant à elle a 60% (il lui manque donc 40 points pour atteindre 100). Pour obtenir le même résultat de progrès de “Philippe”, il lui faudra monter de 8 points sur 40, et obtenir 68% (soit 8/40*100 = 20%).
  4. Toutefois, si on compare bêtement les progrès des 2, “Philippe” n’aura monté que de 2% (en passant de 90 à 92) et “Julie” de 8% (en passant de 60 à 68). On serait alors porté à croire que l’impact est beaucoup plus grand pour “Julie”, alors que relativement, les deux ont progressé autant sur la capacité totale à s’améliorer!

J’ai donc transféré les progrès en % relatifs afin de comparer la 3.0 et la 3.01. Pour obtenir ceci comme résultat :

3.0 3.01 impact relatif

Conclusions :

  1. Selon la moyenne relative, la pédagogie 3.01 obtient un résultat de plus de 2 fois supérieur à la pédagogie 3.0. J’expliquerai l’élément essentiel qui a été ajouté afin que les progrès aussi remarquables puissent être observés dans le prochain article.
  2. La 3.01 a aussi été payante sur tous les groupes qui se retrouvent dans le positif.
  3. La 3.01 paie un peu plus avec les plus faibles de la classe qui obtiennent une progression respective de 22 et 15,5% contrairement à 13 et 10,15% pour les plus forts. Toutefois, elle est plus positives que la 3.0 qui semble avoir manqué son coup avec le premier quartile.
  4. Une prémisse de constance semble toutefois se tisser autour du second quartile qui semble mieux progresser que les autres groupes! Selon moi, le tout s’explique parce ces élèves me paraissent (2e quartile) être plus persévérants que les autres groupes, et l’introduction d’une ou deux nouvelles stratégies dans leurs “boites à outils” semblent donner des progressions plus notables que chez le premier quartile par exemple qui s’engagent de manière moins constante dans l’application des stratégies gagnantes, alors que le 3e et le 4e ont moins d’impact avec une utilisation de plus de stratégies que celles qu’ils déploient déjà.
  5. Bien que les filles semblent obtenir un progrès de l’ordre de plus de deux fois supérieur aux garçons, ces derniers ont connu des progrès dans la pédagogie 3.01. Il resterait tout de même à poursuivre la recherche afin de trouver plus de tâches qui sauraient autant les engager que les filles.

Après 2 ans d’essais, de perfectionnement, il est clair que cette approche donne des résultats probants. Encore faut-il rappeler que ces progrès ne sont pas le résultat éparpillé des notes dans différentes matières, mais bien du progrès dans les 2 matières de base, soit celles qui sont le plus souvent travaillées en classe. Il va sans dire qu’un progrès de près de 5% de la moyenne démontre un progrès réel et hors de tout doute raisonnable sur la viabilité de cette approche complète.

Bien que j’ai trouvé des moyens afin d’obtenir un progrès + 7% et moins d’un élève en échec dans une 3e année d’exploration, l’année prochaine, je redeviens conseiller pédagogique, mais en réussite cette fois-ci afin d’aider les enseignants à augmenter leur impact auprès des jeunes!

Dans le prochain article, je vais vous dévoiler l’élément clé de la 3.01 qui a obtenu autant d’impact!

Au plaisir

Stéphane Côté

Join the discussion 2 Comments

  • gilles dit :

    J’aime beaucoup ton approche même si c’est difficile de se mettre en tête tout ce que tu as intériorisé par tes expériences en classe.

    Une note pour terminer, le groupe-cible est très défavorisé donc, je crois que les changements seront plus notables chez eux comme deux personnes qui changent leur régime alimentaire en s’accordant plus d’exercices physiques, les gros vont maigrir plus vite. Ce que je trouve triste c’est qu’en général, les profs 3.0 et 3.1 sont seuls dans leur école et font figure d’extraterrestre, ou pire, ils dérangent parce qu’ils se font comparer à leurs collègues plus traditionnels moins cools. ces jeunes qui ont goûté à la pédagogie 3.1 arriveront au secondaire avec des notes qui comptent toutes, même les premières où l’élève est encore en apprentissage et qui affecteront sa moyenne: tout le contraire du discours de l’évaluation au primaire.

    • stephane dit :

      Bonjour Gilles

      Merci beaucoup pour ton commentaire et ton avis. Je travaille très fort à résumer mon approche afin qu’elle soit plus claire, mais ce n’est pas évident pour l’instant. Je suis partiellement d’accord avec ce que tu mentionnes concernant l’impact plus important sur une classe d’élèves qui sont plus faibles. Car lorsque je relativise les résultats (voir l’article sur l’analyse), les élèves plus faibles ont un progrès équivalent aux plus forts. En effet, si je calcule le nombre de points améliorés par rapport à leur manque à gagner, ils obtiennent alors un % relativement équivalents (qui tourne autour de 15%). De plus, avec des élèves plus “forts” ou ayant des notes plus élevées, j’ai trouvé vers la fin de l’année comment mieux les supporter eux aussi, dans leur progression. Bref, l’important pour moi, c’est qu’ils soient engagés de manière intrinsèque et, que peu importe où ils se trouvent, qu’ils puissent progresser malgré les tâches qui se complexifient avec les années. Enfin pour le secondaire, on verra cette année (car je vais supporter une école secondaire). Je crois qu’il pourrait aussi y avoir un impact, car en fin du compte, ceux qui réussissent ou progressent le font parce qu’ils se mettent à déployer de plus en plus de stratégies ou encore, parce qu’ils déploient alors la bonne stratégie au bon moment. Et que les évaluations comptent toutes ou pas, globalement, ils arriveront à vivre plus de succès lorsqu’ils réaliseront les conséquences positives reliées à un engagement plus constant! Bref, c’est mon avis :).

      Au plaisir
      Stéphane Côté

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