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Gestion de classe : Les 9 ajustements de septembre

 Bonjour!

En août dernier, je me suis amusé à écrire quelques trucs en gestion de classe que j’aime particulièrement (13 trucs en gestion de classe qui instaurent le respect). Au-delà d’être un ramassis de recettes personnelles, je crois, tout de même que les éléments de cet article pointent dans une direction de responsabilisation et le respect des élèves.

Lorsque l’on s’entend dire qu’on a une classe difficile, c’est souvent des élèves plus turbulents que l’on parle, et non de l’ensemble. Plus il y en a, plus la dynamique du groupe en subit les répercussions, c’est pourquoi il est bien important de s’attarder à ces élèves. Plus ils sont difficiles, et plus nécessairement ça exige de nous des ressources qu’on ait peu, soit d’être plus créatif, plus constant ou plus dans le respect, plus près de l’élève afin d’éviter de tomber dans la spirale sans fin des conséquences, cris et épuisement du prof.

Les plus expérimentés (lire ici sage, et non ceux qui ont nécessairement le plus d’ancienneté) ont survécu à plusieurs rentrées, suffisamment pour savoir que la tâche qu’est l’instauration d’une ambiance de classe agréable ne se fait pas entre le 26 et le 27 août. De plus, rappelons-nous que plus l’ambiance semble se créer rapidement, moins elle saura s’adapter aux changements. Alors chers confrères et consœurs, courage en cette fin septembre, si vous avez su être constant et respectueux, la fin des ajustements est proche.

Il faut se rappeler que peu d’enseignants évitent de contrôler et veulent plus équiper l’enfant, ce qui veut dire que c’est assez nouveau pour les élèves aussi que d’avoir des drôles de réactions (lire ici des réactions différentes de celles qu’ils ont peut-être eues de par le passé). Et tout le monde sait que la nouveauté génère souvent un plus haut niveau d’excitation et que c’est justement ce qui cause souvent le problème (la gestion de l’excitation) pour les plus turbulents de nos groupes.

Ainsi, en appliquant la philosophie de mon autre article, j’ai quand même dû réaliser quelques ajustements et j’ai pensé vous les présenter ici:

001-nommer11 ) L’importance de nommer les actions qui sont faites hors de la classe.

Pour autant que ça puisse paraître subtil, les élèves ne remarquent pas d’emblée que vous les retirez du groupe non pas pour les gronder, mais pour discuter avec eux. Certains peuvent ici y voir une source d’attention qui peut devenir problématique. Certains se diront inconsciemment : “Si je dérange, j’ai alors l’attention individuelle de mon prof alors je ne vais pas faire d’effort pour me contrôler”. Cette mécanique vicieuse s’installe toujours chez l’un ou l’autre de nos gentils turbulents. Alors il est important de dire aux élèves qu’on prend le temps cette fois-ci d’en discuter dans le corridor, et non devant ses amis de la classe, mais que si le comportement “x” ne réduit pas en fréquence, que les prochaines interventions pourront malheureusement se faire devant le groupe. En premier, vous le prenez à part dans la classe, ensuite, ce pourra être en le nommant, et ainsi de suite. Il sera important de le ou la prendre à part pendant une récréation et aussi de lui verbaliser que vous lui avez parlé dans le corridor, puis dans la classe à l’écart, puis pendant l’enseignement, car très peu d’enfants sauront voir qu’il y a ici une gradation dans votre approche.

2-complicite2 ) Si vous améliorez la complicité, vous améliorez la communication.

Si un élève n’arrive pas à se calmer dans plusieurs contextes différents, convenez d’un moyen de communication unique avec cet élève, que vous réaliserez devant le groupe et que seulement vous et lui saurez que c’est un avertissement. J’explique. Avec Maxime (ce n’est pas son vrai nom), je l’invite à venir dans le corridor afin de faire suite à un 3e avertissement que je lui lance. Une fois les autres occupés, je vais le rejoindre et lui explique que j’ai fait une pause dans mon explication et l’ait regardé une première fois. La seconde, je suis passé près de son bureau et ait déposé ma main sur son épaule, et la 3e fois, j’ai dû nommer son nom devant la classe. Je lui demande alors s’il a compté, lui aussi, que j’étais rendu à la 4e intervention quand je lui ai demandé de sortir (verbaliser les interventions). 95% du temps, l’élève n’a pas remarqué les 2 premières… Alors je lui demande si je pourrais faire un signe quelconque qui ferait que Maxime reconnaîtrait alors que je viens vraiment de lui donner un avertissement afin de l’aider avec son contrôle de soi. Avec cet élève, on s’est entendu que si je me grattais l’épaule en le regardant fixement, il saurait que c’est une communication respectueuse que j’ai juste pour lui. Et hop, les comportements ont diminué drastiquement suite à l’application de cette approche respectueuse. Si vous avez plusieurs élèves, il n’est pas nécessaire d’utiliser plusieurs endroits où se gratter… le même signal peut être le même pour plusieurs élèves. Ainsi, un autre “bum” saura alors que vous venez d’en avertir un autre discrètement, ce qui le sécurisera en voyant que vous intervenez auprès des autres aussi.

3-parents3 ) La communication avec les parents.

J’ai volontairement choisi de changer d’école pour aller dans un milieu à réalité montréalaise (10 de niveau de défavorisation). C’est dur de sortir d’un milieu plus facile et de sciemment faire ce choix, mais je voulais tester au maximum la portée de la pédagogie 3.0. Dans ma classe, il y a quand même 3 parents qui n’ont pas de courriels, toutefois, les autres l’ont. C’est pourquoi j’ai mis en place un envoi massif aux parents tout en personnalisant chacun… Je voulais quand même que le tout soit personnalisé alors j’ai utilisé les fonctions de publipostage de Word. J’écrirai bientôt un article sur le sujet, toutefois, il serait important que vous soyez à l’aise avec Excel. Je vous invite donc à lire et appliquer ces 2 articles passés : corriger plus rapidement et supporter l’évolution avec Excel. Ainsi, en environ 10 minutes le vendredi, je suis en mesure d’informer tous les parents des résultats scolaires des évaluations de la semaine, des devoirs ainsi que du comportement de chacun. Et puisque le parent le reçoit directement, pas d’agenda de “perdu, oublié en chemin ou des signatures de parents imitées”. Par la même occasion, plus besoin de vérifier les signatures! Avec ce seul outil, j’ai 2-3 élèves turbulents qui se sont assagis.

2-porte4) Sortir de la classe pour aller se calmer dans le corridor ne demande plus l’autorisation de l’enseignant.

Ainsi, pour les plus autonomes, il est intéressant d’en voir sortir tout seul dans le corridor et revenir 2-3 minutes plus calme. Certes, je vais toujours faire mon tour pour m’intéresser à la raison pour laquelle ils sont sortis, ou afin de leur proposer mon aide. La majorité du temps, ils me demandent juste un peu de temps et sont assis près de la porte de manière autonome! C’est fantastique!

 

005-feliciter5) L’importance de féliciter les améliorations!

Ces élèves, comme tous les autres, ont besoin aussi de voir leur évolution: soulignée. Ainsi, on peut passer à côté d’un élève pendant qu’il travaille, le déranger quelques secondes pour lui souligner qu’il travaille présentement parfaitement. Vous aurez alors très très rarement un “merci”, souvent l’élève semble éviter votre commentaire et vous pose une question sur ce qu’il fait dans la seconde où vous l’avez arrêté, toutefois sachez qu’il a entendu votre compliment. Un jour, il saura trouver les mots, ou le moyen de vous dire votre merci. Un “Maxime” avait dit, lors de la dernière journée de classe en 6e année, s’il pouvait rester après la cloche, car il ne voulait plus quitter la classe! L’importance ici n’est pas de lui montrer à dire merci, mais de lui communiquer que vous être fiers de lui ou d’elle pour le fait que dans cet instant, tout allait bien!

006-regard6 ) Les interventions par le regard sont plus importantes que vous ne le pensez.

Les élèves sont en train de travailler, et 1 s’apprête à faire quelque chose qu’il n’est pas censé faire. S’il sait que vous regardez souvent dans la classe, il vous lancera un regard avant de commettre ledit geste. S’il croise le vôtre, alors il vous regardera une seconde fois et se replacera sans autres commentaires. Ayez-le par contre à l’oeil, car dans les minutes qui suivront, il retentera son coup c’est certain. Il croisera alors votre regard une seconde fois et sans rien dire, invitez-le  à sortir à l’aide d’un simple geste. À l’extérieur, vous pourrez verbaliser le premier contact du regard ainsi que le second et féliciter l’élève. Après tout, il sait que le comportement qu’il était pour faire ensuite n’était pas approprié, sinon, il ne vous aurait pas regardé avant de faire son geste (que ce soit copier sur son voisin, s’apprêter à jouer un tour à un autre…)! Si l’élève est dans le déni, n’ajoutez rien, laissez-le seul dans le corridor et revenez 2-3 minutes plus tard. Vous pouvez tout aussi bien venir près du bureau et chuchoter un “on se comprend” et le message passera tout aussi bien. Le voisin demandera “on se comprend???” et vous n’aurez qu’à lui dire que ce message s’adressait à Maxime et que ce dernier sait à quoi ça fait référence. Et la complicité ne fera qu’augmenter! Dès la mi-septembre, vous verrez que ces interventions seront appréciées. Évitez toutefois de faire des “yeux méchants” quand vous surprenez l’élève en question. Un seul regard avec l’expression “je te vois” plutôt que “ce n’est pas correct ce que tu fais” saura faire le travail dans le respect sans instaurer de la honte chez l’élève.

007-groupe7) Choisissez les interventions “publiques” que vous faites.

Bien que pratiquement toutes les interventions individuelles ne devraient que très rarement se faire devant la classe, certaines par contre peuvent être faites de manière pédagogique. S’il en revient de la sécurité de l’élève, on n’attend pas, et on la fait immédiatement (un élève qui joue avec un ciseau, ou qu’ils se bousculent)… Pour le reste, si vous faites une intervention devant le groupe sur “Maxime”, sachez avoir passé toutes les étapes préliminaires avec lui avant de le faire devant le groupe. De plus, il serait préférable de le prendre du temps avec lui après cette intervention afin de lui verbaliser que vous avez dû faire l’intervention devant le groupe cette fois-ci, car les autres trucs n’ont pas fonctionné. Ainsi, l’élève pourra apprendre et voir la gradation des avertissements qu’il n’a de toute évidence pas su reconnaître. Certes, ça demande beaucoup de mémorisation pour chacun, toutefois, ce sera être aussi très rentable autant au niveau de l’apprentissage du jeune que de votre niveau de fatigue dans les mois qui suivront.

008-echelle8) Tu es à combien?

Sûrement que ce truc est le plus payant dans ma pratique. Je réalise qu’à chaque fois qu’il y a un écart de conduite inapproprié, c’est que l’élève en question est en perte de contrôle de lui-même. Donc, la source de la situation peut-être extrinsèque (un niveau de bruit élevé pendant un travail en équipe, un stress quelconque…), mais qu’essentiellement, les autres arrivent à se contrôler dans une même situation où lui ou elle perdent le contrôle. Selon moi, le sujet de l’intervention devrait porter sur le niveau d’anxiété ou de stress qui a poussé le jeune a avoir ce comportement déplacé. Ainsi, à l’aide d’une échelle de 1 à 5, ou 1 étant au levé d’un matin ensoleillé avec un déjeuner copieux qui vous attends, et 5 étant j’ai la cervelle d’une mouche qui se frappe la tête contre une vitre de manière hystérique, on en vient à savoir où l’élève se trouve. Il est bien important de demander “tu es à combien”? plutôt que de dicter à l’élève votre évaluation de lui-même.

Par exemple, un élève a monté dans la classe en transportant un ballon qu’il l’a laissé tomber une fois, vous êtes intervenue et un peu plus loin, le ballon retombe “par accident”. Rien de très grave, toutefois il ne s’est pas “calmé” suite à votre intervention. Avant d’entrer dans la classe, vous pourriez lui demander à combien il se situe. S’il dit qu’il est à “2” (alors que vous croyez qu’il est à 4), ayez une petite conversation de 30 secondes du genre: “Ok, donc, on vient d’apprendre toi et moi que lorsque tu es à 2, déjà à ce moment, tu ne sembles pas prendre en considération un avertissement? Sais-tu quoi faire pour redescendre à 1”? Si l’élève acquiesce, alors le laisser faire, sinon, attendez qu’il vous demande comment y arriver, quels trucs peuvent servir à se calmer. Et le tour est joué! La majorité du temps, le simple fait de demander le niveau est suffisant comme “intervention”.

Ensuite, au lieu de regarder un élève dans la classe, de l’inviter à sortir… vous n’aurez qu’à demander “tu es à combien” et sans même qu’il vous réponde, il saura comprendre le message (la majorité du temps). Au besoin, lui rappeler qu’il peut aller dehors de la classe s’il les souhaite.

P.S. Si l’élève a des antécédents de fugues, il serait certes plus sage de l’inviter à se rendre dans un coin isolé de la classe. Mais bon, vous saurez sûrement faire ce qui est le plus approprié, après tout, vous connaissez bien vos jeunes.

009-vieux9) Les vieux trucs, lorsqu’employés sans surprises, fonctionnent encore.

Disons que vous avez essayé le tout dans le respect, et que l’élève poursuit comme si de rien n’était (ça va arriver, je vous l’assure), avertissez-le que la prochaine conséquence sera une retenue ou une copie. L’élève en question est probablement à 4 sur son échelle alors il poursuivra les 2-3 premières fois que vous le prévendrez. Alors, il obtiendra la conséquence à coup sûr. Soyez le plus calme possible lorsque vous lui communiquerez qu’il vient de gagner la conséquence plate. N’ayez pas peur de la nommer “plate” sans problème. Il faut par contre, pour avoir le maximum d’impact, prévenir que le prochain comportement “x” entraînera cette conséquence. Si vous sortez ça sur un coup de tête, vous en réduirez de beaucoup la portée au niveau de l’apprentissage chez le jeune en question, ou le groupe de jeune.

L’important est que la conséquence arrive dans la même journée que l’événement et que le bouton “reset” soit fait avant le lendemain. Une retenue de 5 minutes pendant une récré ou en fin de journée sera juste assez pour souligner l’exagération de l’élève, tout en évitant qu’il soit en retard chez lui ou dans l’autobus. Je vous inviterais à profiter de ce moment pour expliquer les autres démarches préalables (les autres chances que l’élève avait de se reprendre et qui ont été manquées). Ainsi, l’élève n’attendra pas en fixant l’horloge, mais saura entendre qu’il a eu des chances et que cette vieille conséquence très “plate” et dénudée de sens est un moment pour réfléchir hors des heures de classe.

Après la première application de cette méthode, et vraiment après, si l’élève en question est surpris en train de réaliser une bonne action, il pourra obtenir l’exemption de la conséquence. À la limite, attendez en fin de journée pour qu’il doive vous énumérer tout ce qu’il a fait de mieux que d’habitude pour s’éviter la retenue. Ainsi, l’élève apprendra à retenir les bonnes actions qu’il sait faire dans une journée, et le tout se sera produit dans le respect! Vous vous gardez quand même le droit de juger si ces comportements “positifs” le sont ou non réellement. 

Maintenant, toutes ces approches sont individuelles et consument beaucoup de temps de votre part, temps qui serait normalement investi au “groupe”. Sachez que vous ne devriez pas poursuivre la fréquence de ces interventions après la mi-octobre. Si c’est le cas, c’est que vous avez manqué de constance, et si vous réussissez, c’est simplement que le respect obtenu, gagné, fait maintenant le gros du travail! Vous pourrez passer à des systèmes de groupe plus évolués que des systèmes d’émulations qui sauront encore être porteur de messages clairs et respectueux tout en augmentant votre niveau de crédibilité au niveau du “leadership” de votre groupe! C’est ce que nous verrons dans un prochain article sur la gestion de classe qui sait instaurer le respect, soit les conséquences naturelles!

Au plaisir!

Prochains articles à surveiller : Le publipostage (envoi de courriels personnalisés de manière efficace) et les conséquences naturelles!

 P.S. Bien que je semble bien confiant et en complète possession de mes moyens au niveau de la gestion de classe, je sors moi aussi, découragé de certaines journées plus pénibles. Alors courage, l’instauration du respect ne se fait pas en criants ciseaux, mais il fait son oeuvre de manière beaucoup plus puissante et est très rentable sur le long terme!

Join the discussion 12 Comments

  • Sylvie Martel dit :

    Merci de votre générosité, de vos bons conseil, de votre humilité et surtout, votre passion pour cette profession! Vos êtes énergisant. J’enseigne depuis 17 ans et ça fait du bien de voir que je travaille bien! ha! ha! Je propage la bonne nouvelle et partage à mes amies et stagiaires! Continuez votre beau travail!
    Sylvie

    • stephane dit :

      Bravo Sylvie pour bien travailler depuis longtemps 🙂 haha et merci pour les bons commentaires!

      Au plaisir de te croiser!

  • Sylvie Martel dit :

    bon! trop vite sur le bouton “envoie” * conseilsssssss

  • Djamal dit :

    Bonjour Stéphane,
    J’ai lu avec beaucoup d’attention les 13 trucs de gestion et les 9 ajustements de septembre. Je peux vous dire, que j’ai beaucoup aimé la méthode de travail que vous adaptez avec vos élèves. Cependant, je me demande qu’elles stratégies, qu’un enseignant suppléant comme moi, pourraient être efficaces dans la gestion d’une classe qu’il n’a jamais connue?
    Merci de me répondre, car j’ai vraiment besoin de conseils de la part d’un expérimenté comme vous.
    Au plaisir de vous lire.

    • stephane dit :

      Bonjour Djamal

      Quand je faisais de la suppléance, je me servais de deux outils, soit la récré du matin et un jeu questionnaire en fin de journée. A la première récréation, je laissais partir tous les élèves sauf 2-3 qui avaient été plus dérengeants pour avoir une très courte discussion sur le plan de match pour le restant de la journée. Le simple fait de les avoir gardé à l’écart pendant 5 min de la récré démontrait ma crédibilité au niveau de ce que j’acceptais et ce que je n’acceptais pas. La discussion en soi était secondaire bien qu’elle portait sur l’importance d’avoir du plaisir jusqu’à cette limite ou le plaisirs des uns devient un handicap pour eux ou l’ambiance générale de la classe. Je terminais cet échange avec un code secret que juste eux et moi connaîtrait, soit qu’après la récréation, si je les regardais intensément en me frottant le lobe d’oreille, que ce serait ma manière de leur communiquer de manière respectueuse le rappel de la discussion de la récré du matin. La fermeté d’avoir manqué une partie de la récré, de même que la complicité tissés avec le truc secret et respectueux faisait tout le travail.

      Pour ce qui est du jeu questionnaire, je débutais la journée en mentonnant que je serais celui qui déciderait du parcours de la journée. Certes, l’enseignante avait laissé du travail, mais si tout allait bien, on pourrait terminer la journée en jouant un 30 minutes. Le jeu en était un où je posais des questions sur la matière vue dans la journée et dans les livres qui trainaient sur le bureau du prof. En équipe, ils tentaient de répondre et les equipes qui obtenaient des réponses réfléchies avancaient alors d’une case sur une carte imaginaire que j’avais dessiné au tableau. Rien de compliqué mais c’était très concret.

      En espérant que ces trucs t’aideront dans ta situation! Au plaisir

  • Muche 77 dit :

    Bonjour,
    Quel bonheur de vous lire, on peut être très éloignés (je suis belge), et très proches dans nos attentes, nos idéaux et notre amour de ce métier. Merci pour vos conseils et bonne rentrée…

  • MOUSSU dit :

    Bonjour,
    Un petit mot d’une française débutante (mais pas toute jeune, “juste” reconvertie). Un immense merci pour toutes ces perles, très très précieuses quand on cherche à progresser, avec comme valeur centrale le bien être et le respect des élèves …
    Surtout continuez !! et bravo !!!
    Isabelle

  • Véronique dit :

    bonjour Stéphane,

    Je suis institutrice spécialisée et, depuis plusieurs années, j’utilise presque tous les outils que vous nous présentez et…ça marche !!!Je suis en ulis école(ex clis) avec des élèves en grande difficulté cognitive et pour la plupart présentant des “troubles du comportement”; j’ai tellement souhaité le bien-être et le respect des élèves (et le mien par la même occasion!) que , tout au long de ma carrière, j’ai cherché, j’ai lu, j’ai essayé,j’ai réajusté, j’ai mis en pratique (les jeux de coopération, l’écharpe de J Salomé, le conseil coopératif, la pédagogie de la réuussite…), j’ai construit des outils avec les élèves, je me suis formée à la CNV,à l’analyse transactionnelle, à la psychopédagogie.
    aujourd’hui je suis rarement épuisée , faire classe , est un bonheur au quotidien, même quand des situations complexes se présentent … le prochain livre que je voudrais lire est sur “les chemins de la joie” d’isabelle Filliozat …
    Je suis heureuse de vous lire car je perçois que vous avez la même approche de L’enfant, de la relation, du métier… et parfois , dans mon école , je me sens seule…

    Merci Stéphane pour votre partage

    • stephane dit :

      Véronique, tu n’es pas seule :). On est plutôt de rares personnes qui ne veulent pas contrôler outre mesure nos élèves, mais on est pas seule. Continue ton excellent travail et au plaisir de te rencontrer.

      Stéphane

  • Sylvie dit :

    Bonjour Stéphane, je débute dans le métier en France.
    J’ai passé une année compliquée en étant décharge de direction. Mon directeur allait à l’encontre de mes directives face aux élèves. Mon autorité était mise à mal toute l’année. Mes préparations de cours presque inutiles car la gestion de classe prenait tout mon temps.
    J’ai lu tous tes conseils, cela me semble tellement évident et en même temps je ne sais pas si je suis capable d’une telle maîtrise.
    En tout cas je vais essayer et je te remercie de partager ton expérience.

  • sylvaine dit :

    Bonjour,

    Merci pour tous ces bons conseils…. Je suis émerveillée par vos actions que je vais tenter de mettre en pratique !
    J’ai une classe dite “difficile” car trop d’élèves qui n’ont pas ce statut.

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